L’AME D’UN FESTIVAL (TAILLE CRITIQUE ET EVOLUTION)

Un article de La Dépêche du midi essaie de résumer l’évolution de ce genre de manifestation. 

Les premières impressions ne sont pas toujours trompeuses : la première semaine avait sonné relativement creux à Marciac. La suite est venue confirmer cette tendance. Certains soirs – on pense notamment au 1er et au 7 août, pourtant durant des week-ends, seuls 1 000 des 6 000 sièges du chapiteau étaient remplis. Programmation trop élitiste ? Ou bien, comme depuis quelques années, trop ouverte à la variété (Zaz) ? À moins que l’Astrada, la salle ouverte en 2010 par l’association gestionnaire du festival, ne concurrence elle-même le festival qui l’a fait naître ?

Car, soulignent les «sages» de la Cour régionale des comptes dans leur rapport publié fin juillet, «la fréquentation moyenne par soirée depuis 2004 est de 3 300 billets vendus, et il semble que cela constitue une borne maximum à Marciac, qu’il serait difficile de dépasser.» Or, les organisateurs ont augmenté la capacité du chapiteau, le faisant passer à 6 000 sièges en 2010. Surtout, l’association a créé l’Astrada en 2010, une salle de 495 places qui propose des concerts toute l’année, y compris durant le festival… Et qui semble elle aussi bien vide en cette période de festival.

17 % de billets offerts :

Pas étonnant alors de remarquer un nombre de billets offerts qualifié d’«élevé» par la Cour des comptes (17 % en 2013). Pas étonnant, non plus… Lire la suite

Pour ce qui est du « manque d’ambiance dans les rues, ambiance qui constituait autrefois l’âme du festival » il sera difficile de l’expliquer en faisant l’impasse du malaise créé par l’habitude onaniste généralisée de filmer les musiciens sans autorisation avec les téléphones, aucune prévention n’ayant jamais été conduite par ce genre de festival qui a pourtant les moyens d’informer un public plein de bonne volonté, des droits et des intérêts des musiciens professionnels. Mais comment s’étonner puisqu’ils sont traités comme des amateurs par ces mêmes festivals dès lors que ce dernier leur colle l’étiquette « tradi » ? 

L' »âme du festival  » ce n’est pas seulement une ambiance dans les rues, c’est surtout les personnes qui la mette : ces « tradis » qui ont tout démarré autrefois, en installant la convivialité et la réputation, les Marc Laferrière, Jacques Doudelle, Gilbert Leroux,  Maxime Saury, Claude Luter, et les centaines de musiciens constituant la nébuleuse estampillée « Tradi ». Eux et leur musique n’ont pas été traités à la hauteur de ce qu’ils apportaient. la politique et la communication branchouille ayant prévalu ils ont été, âme du festival, bradés, vendus. Et quand ont vend son âme, ce qui arrive est fatalement ce que l’article décrit…

 

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