RÉPARATION DU PIANO WURLITZER DE RAY CHARLES

Le Canard du pianiste vous a parlé récemment de ce fameux piano Wurlitzer, ici décapoté,

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sur lequel Ray Charles joue entre autres What’d I say et qu’il a utilisé dans les Blues Brothers. Le modèle qui sera utilisé par Fabrice Eulry lors de l’hommage au Genius prochainement,

wur7vient d’être révisé par l’ingénieur Frédéric Rossi, également maître de conférences, que nous remercions pour les photos. 

Et voici comment :

Il fallait notamment réparer une corde cassée.

Description des objets gauche à droite :

La scie circulaire à métaux.

Plus à gauche encore, un couteau à beurre dans lequel, on le voit, notre ingénieur commence à tailler la nouvelle « corde ».

Plus à gauche encore, la corde cassée (corde en métal) 

À l’extrême droite la nouvelle corde taillée dans un couteau à beurre !wur6

 Les « cordes » appelée « roseaux », ne s’accordent pas facilement car il faut rajouter plus ou moins d’étain en bout de corde (partie supérieure de la corde en forme de petite pyramide sur la photo). Autre astuce à partager absolument entre tous les possesseurs de ces claviers désormais rares : on peut également jouer sur la position du roseau et sur son serrage pour accorder.

Mais si une note se met sonner faux d’un ton entier, c’est sans doute que le métal de votre corde est en train de casser. 

C’est ce qui s’est passé ici !

Avant de se rompre la « corde » de si bémol sonnait en effet comme un la bémol.wur5

 

 

En démontant l’étouffoir la cassure a été dévoilée :wur4

 

 

Après la réparation, en remontant l’étouffoir, notre ingénieur a pris soin d’y noter la date et la nature de la réparation.wur8

L’hommage à Ray Charles à travers un disque de Fabrice Eulry :

   Paru dans Soul bag magazine, cette chronique du disque Twistin’ at Ray’s écrite par André Hobus, traduite du flamand par le Canard du pianiste.

   « C’est une surprise totale, même compte tenu de l’éclectisme de Fabrice Eulry, son goût pour la pop et son implication subtile à trouver des compromis entre les genres.  

   Ce CD instrumental est richement orchestré dans le style de la musique de film des années 60. Je pense à John Barry, Herb Alpert ou surtout, Henri Mancini (La Panthère rose) Sur d’autres pièces, on retrouve Floyd Cramer.

  La signature musicale Fabrice Eulry est cependant omniprésente, tant on sent ses grondantes notes de basse toujours aller crescendo.

  C’est un CD remarquable sous une forme attrayante, avec les pas de danse sur le twist et le madison comme jadis. Autre remarque, Ricky Nye est co-producteur de ce disque enregistré à Cincinnati .

  Superbe  ! »

André Hobus

Sorti en magasin l’été dernier aux Etats-unis, ce disque en hommage à Ray Charles est disponible en France !

Vous pouvez déjà le commander en version cd  ou en numérique sur ce site ! Sur la boutique de 

http://www.fabriceeulry.com 

   le répertoire de ce disque n’est pas axé sur le répertoire de Ray Charles mais sur le son d’une des directions musicales qu’il a prises.

   Il comprend des compositions de Fabrice Eulry, (Isabelle Madison, You’ll never twist alone un morceau sifflé) des reprises de traditionnels américains (Swanee river) des reprises du pianiste Ken Jones (Blusesville) ou de Floyd Cramer (On thé rebond) le tout orchestré par Fabrice Eulry ou Ken Jones (arrangements de 1960 relevés  2002 par Jean-Claude Naude) pour un orchestre d’une douzaine de musiciens, suivant les morceaux : 4 trompettistes, 4 trombonistes dont Marc Fields

 tromboniste de Ray Charles, piano, contrebasse, batterie, guitare, et parfois vibraphone.

   

Voici déjà des commentaires de premiers acquéreurs du disque TWISTIN’ AT RAY’S :

« I’ve been enjoying Twistin’ at Rays! It came out sounding  great and true to the genre. I’ve been playing for a bunch of people and they all remark on it’s stylistic integrity. Thanks again for making a part of it. Enjoy your stay in the U.S. »

Michaël

« J’ai savouré  Twistin’ at Ray’s . Cela sortait en sonnant énorme et authentique dans le genre. Je l’ai passé devant une assistance conséquente et ils m’ont tous fait cette remarque sur l’intégrité stylistique. Merci encore d’y contribuer. Bon séjour aux Etats-unis. »

Michaël

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