LE FESTIVAL BLUES EN AVEYRON AU NAYRAC LE SAMEDI 6 MAI

La seconde soirée du festival Blues en Aveyron aura lieu le samedi 6 mai à la salle multiculturelle du Nayrac à 21 heures, avec sensiblement les mêmes artistes que la veille à Saint-Côme d’Olt mais dans un répertoire différent et un cadre plus intime.

(une salle de 200 personnes soit deux fois moins grande que la veille) Une ambiance différente donc, mais toujours du blues !

Blues en aveyron

Réservations :

resanay

Au Nayrac la vie associative et culturelle est très intense. La commune, partenaire du festival, se situe sur le plateau, contrairement à Saint Côme d’Olt dont les pieds baignent dans le Lot à 4 kilomètres d’Espalion.

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On trouve sur le merveilleux site du Neyrac, village fleuri de France (3 fleurs), des hébergements pour tous les budgets et tous les goûts (hôtels, camping, chambres d’hôtes).

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Une légende du Nayrac :

La légende de Fombillou : le plateau de l’Aubrac avoisinne le Gévaudan. La bête du Gévaudan a hanté nos veillées depuis des siècles, la légende de Fombillou est aussi quoi d’étonnant, une histoire de loups !

Dans le Nord-Aveyron, entre Estaing et Entraygues, coule tranquillement la rivière « Le Lot ». Dominant cette gorge profonde en cet endroit, se trouve le rocher superbe de Fombillou.
Et il y a fort longtemps…

la disette sévissait en notre région. Malgré cela, dans certains villages on avait encore un petit peu de tout, et ces vivres attiraient des meutes de loups.

Pour se débarrasser de ces carnassiers indésirables, les habitants du dit village trouvèrent une astuce… !
En appât ils attachèrent un « cabrit » (chevreau) au faîte du rocher de Fombillou qui majestueusement domine le Lot.

Les cris de la bête attirèrent les loups, et la nuit venue les gens de Fombillou avec des genêts et des brandons de paille allumés les firent tomber dans le précipice, les détruisant totalement.

le Lot dans la coulée de Fombillou

Lés loups dé Foubilliou

Les loups de Fombilliou (traduction)

Dîn lou tins los gronds mèros

Dans le temps les grands-mères

Countabou lou loup ét lo bérgéro

Chantaient le loup et la bergère

Mé pér iou l’omic Ginestou

Mais pour moi l’ami « Gineston »

In défouorro dé lo consou

En dehors de la chanson

Oquél histouéro mé léguét

Une belle légende me confia

Et otaou mé lo countét

Voici tel qu’il me la conta

Oui quont ol païs yabio miséros

Quand en Viadène, il y avait misère

Coumo ol jiour d’huéî sur maîssos térros

Comme aux jours actuels sur d’autres terres

Lo nuéch les loups lo mouort hurlabou

La nuit, les loups la « mort » hurlaient

Ol liéch lés éfons plourabou

Au lit, les enfants pleuraient

Ol billatchi dé Foumbilliou

Au village de Fombillou étaient

Dés missons loups roudabou

Des méchants loups qui rodaient

Lou sér digus poudio sourti

La nuit personne ne pouvait partir

Toutés lés loups, érou aqui

Les loups empêchaient de sortir

Mé troubérou éno soulutiou

La solution ils la trouvèrent

Obéc lou fomus roc dé Foumbilliou

A leur rocher ils pensèrent

Ol cap do quél pélaou dé roc

Au sommet de cet important roc

Qué doumino lou Lot din bloc

Qui domine le Lot d’un bloc

Un pouguét éstoca in cabrilliou

Quelqu’un put attacher un chevreau

Tou offomat, més incaro biou

Tout affamé, mais bien costaud

Lou sér maî lou cabrit béguéiorio

Le soir, plus la bête bégayerait

Lo bando dé loups, dél s’opprouchiorio

La bande de loups s’approcherait

Et quont lo nuéîch orribét

Quand la nuit fit apparition

Tout lou billatchi sourtîét

Les habitants sortirent des maisons

Yobio pas dé néou, ni dé plésio

Ce jour là sans neige ni pluie

Pés « Foumbillious » ét lour idéio

Les « Fombillou » ayant bien réfléchi

Hommés, fénnos obéc lo fourco

Hommes, femmes de fourches armés

Dés paous, bostous, mourcéls dé souco

Hurlant, courant comme des dératés

Toutés crédabou coumo dés fats

Certains avec des paillons enflammés

Tiniauou : pallio ginéssés inflomats

Tous vers le roc se dirigeaient

Lour colio fa oquél socriticé

Car là se trouvaient tous les loups

In poussént lés loups bol précipicé

Ils tombèrent dans le Lot d’un seul coup

Ol roc autaou tout sé possét

Au roc, ainsi tout se passa

Et lou brabé cobrit n’y pérîét

Et le brave chevreau n’y périt pas

To bién qué dînpîéy sé dicht

Comme stratégie ce fut très adroit

Qué lou coprîn dél bilatchi o dricht

De plus le caprin du village eut droit

O lo récounéssinso dé tout Foumbilliou

A la reconnaissance de tout Fombilliou

Qué séguét rénoummat pés cobécous

Qui fut renommé pour les cabécous

Légende ou histoire ? Est-ce vrai ?
Personnellement je ne le sais…
Toujours est-il que pour la Saint-Jean,
Dans ce Nayrac tous les ans,
Lorsque la nuit noire arrive,
Hommes et femmes tous s’activent ;
Ils vont parfois le feu allumer,
Avec des brandons de paille enflammés ;
Ce feu de Saint-Jean qu’au loin on voit,
Se rattache peut être à l’autrefois,
Quand on chassait les loups en force,
Avec solidarité, astuces et torches.

Raymond Rouquette (Mon pays de Viadène)

 

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