POURQUOI LE PROJET DE RAP A VERDUN ETAIT INDEFENDABLE

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Comme beaucoup d’autres ce rappeur-là, n’était pas à une contradiction près :

Insulter son propre pays la France, dans ses textes, mais le faire en français, sa langue unique à laquelle on doit tout.

Avoir le soutien de presque toute la classe politico-médiatique, pour se produire lors de commémorations officielles tout en étant présenté comme un rebelle auprès du jeune public.

Bénéficier des subventions publiques payées par l’impôt d’un peuple qu’on injurie et qui constitue son public.

 Cracher sur la France, et son histoire qu’il méconnaît, donc sur ses anciens combattants au nombre desquels les tirailleurs Sénégalais, tout en  prétendant descendre en droite ligne de l’un d’eux…

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La filiation redevenait soudain chose sacrée pour ceux des médias qui l’avaient enterrée et, cette filiation-ci du moins, valait bien les excuses de tous les autres descendants de poilus et leur contribution financière à hauteur de quelques dizaines de milliers d’euros ponctionnés sur leurs impôts pour financer la prestation indispensable de ce grand génie (de la manipulation).

Mais l’abus de repentance ayant rendu le peuple de moins en moins crédule sur ces questions, le mensonge qu’il cachait s’évanouit à la première vérification.

Vérification accessible à tous :

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/SHDGR_REP_13YF.pdf

Donc pas plus d’ancêtre s’étant battu pour la France que d’honnêteté pour notre baratineur. 

(Cliquez sur l’image pour lire un autre article du Canard du pianiste : « Des rappeurs reconnaissent l’imposture du rap pour échapper à la prison »)

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Et quand bien même l’intéressé eut un ancêtre tirailleur, quel droit cela lui aurait-il donné ? Des dizaines de millions des Français ont ainsi des aïeux ayant risqué ou perdu leur vie dans les deux guerres mondiales. En réclament-ils pour autant le droit inaliénable de se produire au frais de l’argent public pour les commémorer ? 

Non vraiment, pas une seule raison de défendre une telle programmation. Et pourtant, une grande partie du monde politico-médiatique s’est pourtant emparé de cette cause indéfendable sans vérifier aucune information, sans raisonner un instant, aveuglée par son idéologie.

 A ce sujet, il va falloir qu’une partie encore trop confiante des citoyens comprenne qu’il faut désormais se servir d’Internet pour tout vérifier soi-même. Malgré l’accessibilité que nous permet cet outil, une partie des média continue à faire comme si elle avait le monopole de l’information et compte bien sur la paresse d’une partie encore docile de l’opinion pour asseoir un pouvoir qui s’amenuise en proportion.

Cette évolution est trop lente et les mensonges institutionnels encore trop nombreux, font toujours des dégâts. Pire encore, ce décalage entre les citoyens « actifs » et « passifs » crée des gouffres d’incompréhension qui menacent la paix civile.

Voici maintenant pour revenir à Verdun et la première guerre mondiale quelques précisions historiques utiles que nous rappelle l’érudit africaniste Bernard Lugan  (auteur de Décolonisez l’Afrique !) :


« Dans la grande entreprise de réécriture de l’histoire de France par les partisans du « grand remplacement », la Première Guerre mondiale, et plus particulièrement la bataille de Verdun, constitue un argument de poids. Son résumé est clair : les Africains ayant permis la victoire française, leurs descendants ont donc des droits sur nous.

Voilà qui explique pourquoi ces ardents défenseurs du « vivre ensemble » que sont MM. Samuel Hazard, maire socialiste de Verdun, et Joseph Zimet, à la ville époux de Madame Rama Yade, et en charge de la Mission du centenaire de la Grande Guerre, ont voulu mettre le sacrifice de millions de Poilus au service de leur idéologie.

 

Laissons donc parler les chiffres[1] : 

 

1) Effectifs français (métropolitains et coloniaux)

 

– Durant le premier conflit mondial, 7,8 millions de Français furent mobilisés, soit 20% de la population française totale.

 

– Parmi ces 7,8 millions de Français, figuraient 73.000 Français d’Algérie, soit environ 20% de la population « pied-noir ».

 

– Les pertes françaises furent de  1.300 000 morts, soit 16,67% des effectifs.

 

– Les pertes des Français d’Algérie furent de 12.000 morts, soit 16,44% des effectifs.

 

2) Effectifs africains

 

– L’Afrique fournit dans son ensemble 407.000 hommes, soit 5,22 % de l’effectif global de l’armée française.

 

– Sur ces 407.000 hommes, 218.000 étaient des « indigènes » originaires du Maroc, d’Algérie et de Tunisie, soit 2% de la population de ces trois pays.

 

– Sur ces 218.000 hommes, on comptait 178.000 Algériens, soit 2,28 % de tous les effectifs français.

 

– L’Afrique noire fournit quant à elle, 189.000 hommes, soit 1,6% de la population totale et 2,42% des effectifs français.

 

– Les pertes des unités nord africaines furent de 35.900 hommes, soit 16,47% des effectifs.

 

– Sur ces 35.900 morts,  23.000 étaient Algériens. Les pertes algériennes atteignirent donc 17.98 % des effectifs mobilisés ou engagés.

 

– Les chiffres des pertes au sein des unités composées d’Africains sud-sahariens sont imprécis. L’estimation haute est de 35.000 morts, soit 18,51% des effectifs ; l’estimation basse est de 30 000 morts, soit 15.87%.

Pour importants qu’ils soient, ces chiffres contredisent donc l’idée-reçue de « chair à canon » africaine. D’ailleurs, en 1917, aucune mutinerie ne se produisit dans les régiments coloniaux, qu’ils fussent composés d’Européens ou d’Africains.

Des Africains ont donc courageusement et même héroïquement participé aux combats de la « Grande Guerre ».

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Gloire à eux.
Cependant, compte tenu des effectifs engagés, il est faux de prétendre qu’ils ont permis à la France de remporter la victoire. Un seul exemple : le 2° Corps colonial engagé à Verdun en 1916 était composé de 16 régiments. Les 2/3 d’entre eux étaient formés de Français mobilisés, dont 10 régiments de Zouaves composés très majoritairement de Français d’Algérie, et du RICM (Régiment d’infanterie coloniale du Maroc), unité alors très majoritairement européenne.

Autre idée-reçue utilisée par l’idéologie dominante : ce serait grâce aux ressources de l’Afrique que la France fut capable de soutenir l’effort de guerre.
Cette affirmation est également fausse car, durant tout le conflit, si la France importa six millions de tonnes de marchandises diverses de son Empire, elle en importa 170 millions du reste du monde.

Conclusion : durant la guerre de 1914-1918, l’Afrique fournit à la France 3,5% de toutes ses importations et 5,22 % de ses soldats. Ces chiffres sont respectables et il n’est naturellement pas question de les négliger. Mais prétendre qu’ils furent déterminants est un mensonge doublé d’une manipulation.

Bernard Lugan
13/05/2016 

[1] Les références de ces chiffres sont données dans mon livre Histoire de l’Afrique du Nord des origines à nos jours. Le Rocher, en librairie le 2 juin 2016. »

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