ELIZABETH SOMBART A LA SALLE CORTOT

Elizabeth Sombart est spécialement venue en France le 13 novembre 2015, pour donner ce concert deux jours plus tard le 15 novembre. Au moment où elle descendait à la Gare de l’Est, les massacres venaient de commencer à quelques centaines de mètres de là. Comme la plupart des salles parisiennes la salle Cortot décida le report du concert.  

Elizabeth Sombart en concert à Paris le 14 février 2016

Chers Amis,
 
Nous avons le plaisir de vous proposer de retrouver Elizabeth Sombart
lors d’un concert unique à Paris à la Salle Cortot
le dimanche 14 février 2016 à 17h30.
 
Elle jouera en mémoire des victimes des attentats de Paris, les deux concertos de Chopin avec le Quatuor Résonnance,
version originale que Chopin aimait particulièrement.
 
Réservations : http://www.autourdupiano.fr/   ou   +33 (0)1 43 71 60 71
 

Comme vous l’avez appris en suivant son actualité, la promesse du formidable concert qu’aurait pu donner Elizabeth Sombart à la salle Cortot n’a pas été tenue du fait de la direction de la salle qui comme la plupart, le dimanche 15 novembre, a préféré annuler.

Le concert est reporté au 14 février.

sombart

Pour ma part, tant que les Français parleront aux Français, je ne vois aucune raison pour ne pas faire le maximum afin de maintenir tout le calendrier de mes concerts.

En effet

Je ne pense avoir la vocation d’un artiste engagé qui enfile les perles des bons sentiments. Ma musique vous mentirait si elle vous donnait les illusions que j’ai troquées depuis longtemps pour une préférable et indéfectible espérance.

Elle va donc être utile à ceux qui ont compris que c’est moins d’illusions que d’énergie dont nous aurons désormais besoin.

Concerto en DO# mineur – Fabrice Eulry

Concerto en DO dièse mineur cliquez sur l’image pour le commander

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« NUL N’EST PROPHETE EN SON PAYS » : UN PREJUGE DEMAGOGIQUE.

Le Canard du pianiste relaie régulièrement le blogue de Christine Sourgins qui nous propose un propos exempt de toute idéologie.

Pas de conservatisme frileux ni de modernisme béat, mais un éclairage toujours inattendu et pertinent rendu possible par un sens des réalités économiques (qui libère la pensée de l’abstraction idéologique) et une érudition dans les Arts plastiques, au service des artistes libres dont Christine Sourgins est une alliée bienveillante.

mardi  26 janvier  2016 :

« Nul n’est prophète en son pays…. »

•  conférence sur « La peinture de vanité au XVIIème siècle » le 2 février 2016 plus d’infos cliquez

Anne Martin Fugier, dans le dernier livre de sa trilogie sur l’art contemporain français, a donné la parole aux  » artistes »(Actes sud). Ou plutôt à certains artistes, ceux qui, tout en travaillant en collaboration avec l’Etat, trouvent que l’Etat n’en fait pas suffisamment. Il n’est pas sûr que l’auteur ait compris le système global de l’art financier et comment la France y est instrumentalisée. Les artistes autonomes et hors champ des médias ne l’intéressent guère. Interrogée par Cristelle Terroni, sur le site « la vie des idées », certains témoignages méritent  qu’on s’y attarde.

Pour le plasticien Ange Leccia, qui a côtoyé les inspecteurs à la création dans les commissions d’achat, l’un des handicaps français, est que les FRAC ou même le Fonds National d’Art Contemporain, étaient aux mains de fonctionnaires peu payés, non préparés aux enjeux internationaux : leurs choix les menaient donc vers un exotisme qui permettait de voir du pays aux frais du contribuable. « Lorsque dans les années 1980, ils étaient qualifiés par un FRAC ou par l’État pour acquérir une œuvre, ils préféraient aller à Milan ou à Turin acheter un Pistoletto, à New York ou à Los Angeles acheter un Mike Kelley, qu’aller à Clermont-Ferrand ou à Bastia acheter un Ange Leccia. » Un voyage américain vous lustre une carrière… le « nul n’est prophète en son pays » a donc fait des ravages. Ainsi l’artiste, invité en 1987 à la fois à la Documenta et au Skulptur Projekte de Münster, loin d’être soutenu par la France a vu les institutionnels se vautrer dans le « french bashing ». Ileana Sonnabend proposait-elle à Leccia d’entrer dans sa galerie ? Un membre du Centre Pompidou se gausse : « Leccia, je ne connais pas » ; le directeur du CAPC de Bordeaux surenchérit : « Leccia, c’est un feu de paille… » Devant ce scepticisme franco-français, Ileana tergiversa et proposa à Leccia de venir s’installer à New York, ce qu’il dut refuser pour raisons familiales. Mais plus jamais, par la suite, il ne put « basculer dans la sphère internationale »…

En 2012-13, Philippe Cognée a mesuré la persistance du peu d’implication des conservateurs. Guy Tosatto lui avait organisé à Grenoble une grande rétrospective : pas un seul des trente conservateurs du centre Pompidou ne s’est déplacé : « Ils se contentent d’une exposition en galerie, d’une pièce vue à droite et à gauche pour juger d’un travail. Ils devraient se faire une obligation d’aller voir les expositions en région pour décider s’ils peuvent montrer à Paris tel ou tel artiste et tenter de l’exporter. ». « Il me semble que pour exposer à Paris, ce serait mieux de n’être pas obligé, comme Desgrandchamps, de passer par Bonn. »

La faute à qui ? Le bouc-émissaire est tout trouvé : l’Ecole de Paris ! Paris était la ville où tous les artistes étrangers voulaient venir étudier et travailler, au temps où la France se croyait universelle. Du coup, il n’y aurait pas chez nous de patriotisme artistique, contrairement à l’Angleterre, à l’Allemagne ou aux États-Unis !
En réalité l’Ecole de Paris a été ce creuset un peu miraculeux où les « prochains » ont fonctionné en synergie avec les « lointains » pour le bénéfice de tous. Ce genre d’accusation sous-entend qu’on ne saurait priser l’autre et soi –même en même temps (première erreur) ou que l’Ecole de Paris n’était qu’une manière sémantique d’annexer des talents étrangers (seconde erreur). Une excuse commode pour détourner les regards sur les responsabilités d’aujourd’hui.

Actuellement deux spectacles se moquent librement de la culture subventionnée, et des vernissages où l’on déguste des « cuisses de harengs cambrés » . Ainsi celui, clownesque, deRafaële Arditti qui « dynamite l’élitisme culturel » au Théâtre de l’Aire Falguière, 55 rue de la Procession, 75015 Paris, samedi 30 janvier à 20h30 : www.compagniematador.com/platitudes

Lire la suite sur la lettre d’information de

Christine Sourgins

Christine Sourgins est l’auteur de

Une musique libérée du financement public :

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EFFONDREMENT CULTUREL ET CAVIARDAGE

Même les joyeuses et progressistes années 1950 et 1960 sont diabolisées. Ce ne sont pas seulement les années trente qui incarnent « les heures les plus sombres de notre histoire, et blablabla… » c’est tout notre passé qu’il faut brûler comme une obscure et honteuse préhistoire moyenâgeuse.

Ainsi même après la traque de Tintin au Congo, le Club des cinq est dénaturé car jugé dangereux et son langage… trop soutenu ! Censurer et vulgariser en pensant vendre au plus grand nombre vont d’ailleurs de pair, la moraline du politiquement correct et la vénalité faisant bon ménage.  

Un article de Marianne dénonce le caviardage et le blog de Celeborn en fait l’analyse subtile (cliquer sur l’image pour la lire)

club

Le plus risible c’est la validation de ce carnage par la moitié des commentateurs dudit blog, ce qui prouve qu’il n’y a pas de complot des éditeurs qui ont commis ce caviardage minable, ni de l’éducation publique, mais plutôt un effondrement général accompagné par une résignation, une adaptation pathétique, dont ils espèrent tirer parti, et où se mêlent cupidité et lâcheté, à l’instar de cet édile de Cologne qui suite aux viols de masse qui y ont sévi, demande aux femmes outragées et déshonorées de « s’adapter ».

Donc si vous souhaitez faire lire le club des cinq aux jeunes faites les brocantes ou les occasions sur Internet !

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DEFENDRE LE MUSEE DES TISSUS A LYON

 

Empêcher sa fermeture est en bonne voie ! Renforcez la mobilisation en cliquant sur l’image et en signant la pétition :tissusLa visite interactive du musée en cliquant sur l’image :

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– Office du tourisme de Cluny, Saône et Loire

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Toute l’histoire de France en 1h.20 en récit et chansons originales de Fabrice Eulry L'histoire de france en chantant 

Et bien entendu sur le site 

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DES RAPPEURS RECONNAISSENT L’ IMPOSTURE DU RAP POUR ECHAPPER A LA TOLE

Les deux Charentais ont, comme souvent dans les paroles de rap, appelé au crime. La routine en somme, puisque c’est le fond de commerce du genre. 

D’habitude le rap joue les rebelles à bon compte, et appelle au crime en toute impunité, se sachant couvert par le système qu’il prétend dénoncer. 

Mais grosse erreur, outre le fait qu’il ont appelé à trucider des policiers (quel originalité, quel courage politique !) ils ont aussi pointé nommément une femme, souhaitant voir sa tête « découpée et rangée dans un sac », et cette fois le couperet risque de tomber car il y eu plainte de ladite personne.

Un procureur a ouvert une enquête judiciaire, et à l’audience les deux rebelles en carton ont vomi sur leur noble art, n’assumant plus rien :

« À force de trop écouter un type de rap, on répète les mêmes choses sans vraiment penser ce que l’on dit », affirme Tom, penaud. « Cela ne reflète pas ce que l’on pense », ajoute Rémy. Les deux garçons admettent même avoir plagié « les rappeurs que l’on aime  », citant Booba ou Kaaris.

Pour lire l’article complet sur SUD-OUEST cliquer sur une des deux bouches charentaises popoqui ont commis ces paroles controversées.

remy

En apparence, ils risquent trois mois de prison pour des paroles de chanson alors que la liberté d’expression est officiellement sacrée dans l’émotion et l’union nationale.  En réalité, la liberté d’expression n’est pas absolue, de plus en plus encadrée par des lois, dont une interprétation de plus en plus large (et à deux vitesses, selon que vous serez…) a entraîné ces dernières années, sur de simples suspicions, des amendes de plus en plus élevées,  des censures de chanson, de spectacle même. 

Le problème que pose la censure d’un spectacle d’une vidéo ou d’un texte, est que l’on ne censure pas un acte odieux mais sa formulation, qui peut justement servir à le supporter ou à le dénoncer. Le spectacle, l’humour toute formulation esthétique a en tout cas une fonction résiliante qu’aucun discours moralisant ne remplace.

Les juges et les politiques qui font semblant de ne pas le comprendre se comportent vis à vis de l’Art, comme les cowboys de Luke Luke qui la main sur le pistolet, veulent intervenir dans la pièce de théâtre (« lâche le gosse ! »).

Sauf qu’ils n’ont pas l’excuse d’être des « ploucs », puisqu’avec certains artistes (et pas d’autres) ils savent se rappeler que « Ceci n’est pas une pomme ».

pomme

Ceci n’est pas une pomme mais une capture d’écran représentant une pomme écrirait Magritte

  Mais pas de chance pour les rappeurs, dans le rap cette distanciation n’existe pas et si censures et sanctions, ont jusqu’ici épargné le rap, un procureur, par ces mots : « aucune distanciation ! », s’est enfin rappelé que les rappeurs ne peuvent se cacher derrière ce que leur démarche méconnaît (cette distanciation), parce que le système qui les a promu et récompensé si longtemps s’est toujours gardé de leur rappeler qu’elle est condition sine qua non de tout Art. 

Si le mea culpa de nos deux héros ne suffit pas à tout ceux qui en doutent, voici la traduction :

« À force de trop écouter un type de rap, on répète les mêmes choses sans vraiment penser ce que l’on dit », affirme Tom, penaud.

Traduction : Le ghetto dont nous nous plaignons est surtout un ghetto mental où nous nous  complaisons. Loin de créer quoique ce soit nous sommes surtout des conformistes conscients de l’être et donc cyniques lorsque nous nous vendons comme des artistes libres.

« Cela ne reflète pas ce que l’on pense », ajoute Rémy.

Traduction : Nous avons menti à nos fans.

skyrock

Les deux garçons admettent même avoir plagié « les rappeurs que l’on aime  », citant Booba ou Kaaris.

Traduction : C’est pas nous M’sieur c’est les grands frères qui font de la merde. Mais ils ont gagné beaucoup d’argent ainsi, alors pourquoi pas nous ?

Les voilà reniant tout, même leurs maîtres. Ils savent que le rap est juste un moyen de réussite facile, et en profiter n’était-il pas légitime quand depuis trente ans que tout le système les y encourage, du ministère de la culture, aux radios et marques de vêtements ?  

adidas 

Ce procès est l’occasion de faire celui de la démagogie qui a consisté depuis trente ans à laisser croire à la jeunesse que l’Art peut se réduire à la seule expression de son ego, et qu’il peut se passer de distanciation.

Pour cela, au lieu des trois mois de prison requis, proposons d’infliger aux deux compères trois mois de stage d’apprentissage obligatoire de l’instrument de leur choix, avec concert obligatoire à la sortie

Allez les garçons, vous avez treize semaines pour répéter !

cardet

cliquez sur l’image floutée de l’auteur Mathias Cardet pour lire l’article : » l’effroyable imposture du rap : le livre qui manquait »

L’album le plus soul de Fabrice Eulry 

Avec Gary Wiggins Gerard Marmet et Al Sanders à la basse

(cliquez sur la pochette pour le commander)

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VIDEO ENTRETIEN D’HISTORIENS

André Larané interroge Jean-Claude Guillebaud pour le fameux site d’histoire Hérodote.net

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UN CONCERT POUR L’OEUVRE D’ORIENT

… A été donné à Fréjus par nos amis Libanais en octobre 2015. 

cliquez sur l’affiche

pour consulter l’article du site de L’Oeuvre de d’Orient que nous avons sélectionné, et qui vous donne un exemple de l’usage des fonds que de telles initiatives permettent.

orient

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LES VITRAUX D’ANZY LE DUC SONT SAUFS !

Merci à tous de votre mobilisation !

Laissons la parole à l’association Terre et famille :

« Chers amis de Terre & Famille ,

 

Bonne et sainte année à tous !

 Merci pour votre soutien qui fut déterminant dans l’affaire des vitraux d’Anzy le Duc. Nos efforts ont permis de repousser ce projet absurde. Que cette bonne nouvelle ne nous fasse pas baisser la garde… »

Lettre ouverte à Monseigneur Rivière : les vitraux de l’église d’Anzy le Duc

Monseigneur,

Depuis que le projet de remplacement des vitraux de l’église d’Anzy le Duc est connu du public, les témoignages affluent, unanimement scandalisés par cette action incompréhensible tant sur le plan financier, qu’artistique et religieux…

Cliquez sur la photo d’Anzy le duc pour lire la suite

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LE GRAND NOEL DE LA PERLE DE L’ANTIQUITE

L’Ermitage prépare le restauration des monuments de Palmyre :

Le Canard du pianiste a alerté plusieurs fois sur les destructions de cette merveilleuse capitale antique mais aussi de la tentative de destruction de ce qu’elle représente.

bel

La fondation Résonnance Rome est heureuse de compter son bienfaiteur comme partie prenante des projets de restauration.

Lire la suite sur le projet de restauration

Joyeux Noël !

La musique de Noël par Fabrice Eulry : 

Commandez-le vite (tirage limité)

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Un cadeau artisanal fabriqué en France :

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LE PETIT NOEL DE L’ART COMPTANT POUR RIEN

Le Canard du pianiste relaie régulièrement le blogue de Christine Sourgins qui nous propose un propos exempt de toute idéologie.

Pas de conservatisme frileux ni de modernisme béat, mais un éclairage toujours inattendu et pertinent rendu possible par un sens des réalités économiques (qui libère la pensée de l’abstraction idéologique) et une érudition dans les Arts plastiques, au service des artistes libres dont Christine Sourgins est une alliée bienveillante.

mardi 22 décembre  2015 :

Le petit Noël de l’art contemporain

Vous en rêviez  : votre parking personnel burénisé avec rayures noires et blanches. Ou encore votre vide-ordure transformé en white-cube : zéro déchet, zéro odeur , parfaitement « clean » !  Bref, vous rêviez d’art très contemporain à domicile : Fleur Pellerin va le faire . Jusque là, le 1% s’appliquait aux constructions publiques, il va désormais concerner les constructions ou les rénovations de bâtiments privés. Le ministère de la culture vient de passer un accord avec treize poids-lourds de l’immobilier, tous  signataires d’une charte « 1 immeuble, 1 oeuvre » , s’engageant à faire appel à un artiste d’art contemporain »  quelle que soit la taille du programme ».

Jusqu’ici tout va bien , qui ne voudrait pas d’une fresque ou d’un relief qui égaye les parties communes de son immeuble ?

Problème  : au lieu de laisser les acteurs s’organiser et choisir par eux-mêmes, voir de demander leur avis aux habitants, ces entreprises seront prises en main par les services du ministère…

Lire la suite

Christine Sourgins est l’auteur de

La liberté d’expression appliquée à la musique :

Concerto en DO# mineur – Fabrice Eulry

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