FRANCIS DARIZCUREN NOUS PARLE DE RICHARD ANTHONY

   Vous ne connaissez pas tous son nom mais vous l’avez tous  entendu des dizaines de fois  : Francis Darizcuren, ce musicien que toutes les vedettes se sont arrachées depuis plus de cinquante ans, ce virtuose pluri-instrumentiste à la carrière immense, c’est lui qui imite le moteur de la Harley Davidson de Serge Gainsbourg, chanté par Brigitte Bardot,  en frottant le médiator sur la corde de mi de sa basse dans l’introduction et la conclusion du morceau.

    Mais laissons-lui la parole à propos de Richard Anthony :

 

   « Bon, notre Richard national s’en est allé… Merci à Patrick Joly pour la séquence ci-dessous, c’était une TV en Octobre 65. Je dois vous préciser que désormais, un groupe avec 3 guitares et un chanteur, c’est devenu commun… Mais dès 1962, avouez que nous étions des précurseurs !!
Photo 1 Théâtre de Bayonne Mars 1964.
Photo 2 Jovial déjeûner bayonnais chez « les Dariz ».
Photo 3 Vieux Colombier de Juan les Pins Août 65.

   Deux anecdotes : le nom de Richard à ce jour, pour les jeunes, ne signifie plus rien mais à l’époque nous étions les concurrents (et néanmoins amis) de l’équipe de Johnny Hallyday… A tel point que ce dernier devant partir à l’armée nous « file » tous ses galas. Oh avant cela, nous étions bien organisés avec des villes qui se suivaient.
Je ne sais plus si c’était l’été 64 ou 65… On n’a plus dormi… Les étapes ? Monte Carlo/ Fouras, Enghein/Bruxelles, La Baule/Tunis, Strasbourg/Madrid… Mais on était jeunes et beaux, nous sentions bon le sable chaud…

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    2ème anecdote : nous sommes à l’Olympia à l’automne 63.Entre deux chansons et durant les applaus, Bruno Coquatrix nous souffle : « Kennedy assassiné à Dallas ».
Ouf, le public pas au courant évidemment… Avant la fin de la prestation, la nouvelle remonte jusqu’à Richard en « front scène ». Beau succès, rappels, « une autre, une autre »… Anthony nous demande : « Les gars, 3 guitares acoustiques et avec moi devant le rideau ». Il annonce la triste nouvelle à la salle et après un « ohhhhhh » de surprise nous entonnons l’hymne américain. Tout le monde est debout, chante avec nous et  pleure !
Bon raconter comme cela est une chose, mais en situation on pouvait avoir de l’émotion.
A bientôt pour d’autres aventures… »
Francis DARIZCUREN

 

Francis Darizcuren est également auteur d’une méthode de basse électrique  qui est devenu un grand classique. Et voici son nouveau site :

 

J’ai eu la chance de jouer avec lui. Lui au violon, moi à l’harmonium à l’église de Chalo-Saint-Mars, lors de la cérémonie funèbre pour Jean-Claude Naude, un autre grand musicien. F.E.

Voici Richard Anthony accompagné en 1962 par l’excellent orchestre de (écoutez les choeurs et le solo d’orgue)  dans la fameuse version du disque : J’irai twister le blues. On ne voit pas l’orchestre, c’est un différé qui permet une chorégraphie twist avec six danseuses : les ballerines, le petit noeud dans les cheveux sont indispensables ! Le pantalon carotte également, bien serré. Trop même, puisque à 1’15 une des danseuses craque le sien et termine le morceau avec le sourire sans se démonter. Belle illustration du mélange de professionnalisme et de simplicité de coeur et de moyen (on ne faisait qu’une seule prise !) de cette ère inoubliable de créativité insouciante.

(Cliquer sur l’image)

En souvenir de Richard Anthony, vous aussi, twistez le blues sur Twistin’ at Ray’s !

 (Ecouter un extrait et Commander Twistin’ at Ray’s volume 1 cliquer sur la couverture du disque)

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