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Chère lectrice, cher lecteur,
Si vous suivez l’actualité médicale, vous êtes au courant de l’affaire du Dr Nicole Delépine, de l’hôpital de Garches.
Il s’agit d’une femme qui a soigné toute sa vie des enfants atteints de cancer, et qui prend aujourd’hui sa retraite.
Les autorités de santé en profitent pour fermer son service. Les parents des enfants malades s’y opposent énergiquement.
Derrière, il y a des enjeux qui concernent tous les lecteurs de Santé Nature Innovation. Des choses très importantes qu’il faut absolument que vous sachiez avant de franchir la porte d’un hôpital, et même la porte du cabinet d’un médecin.
Les parents ont lancé plaintes, pétitions, grève de la faim, communiqués de presse pour s’opposer à la fermeture, en vain.
Ils estiment que leurs enfants sont mieux soignés dans ce service parce que le Dr Delépine utilise des traitements personnalisés et qu’elle ne teste pas sur eux les nouvelles molécules produites par les laboratoires pharmaceutiques. « Nos enfants ne sont pas des cobayes », disent-ils.
En face, de nombreux cancérologues des autres hôpitaux estiment qu’il est choquant qu’un médecin employé dans un hôpital public :
refuse les protocoles officiels ;
refuse de faire participer ses patients à des études qui pourraient faire avancer la médecine et sauver des patients à l’avenir.
Le Dr Nicole Delépine affirme sauver 90 % de ses patients, soit bien plus que les autres hôpitaux [1].
Mais elle a aussi refusé que soient menées les études pour confirmer ses propos. Ses succès prodigieux sont donc fortement mis en doute par ses collègues, les autorités, la presse, etc.
Alors, qui croire ?
Commençons par dissiper un énorme malentendu. Contrairement aux préjugés qui circulent, les méthodes du Dr Nicole Delépine n’ont strictement rien de naturelles.
D’une part, elle utilise un produit de chimiothérapie datant de la Guerre froide, particulièrement corrosif, le méthotrexate. Il s’agit d’un agent hautement toxique qui détruit le système immunitaire du malade. Vous pouvez lire les détails de ses effets indésirables sur sa fiche Wikipédia, c’est édifiant [2].
D’autre part, lorsque le Dr Nicole Delépine parle de traitements « personnalisés », cela veut dire qu’elle peut injecter à ses patients des produits de chimiothérapie à des doses très supérieures à ce que recommandent les protocoles officiels.
Elle l’explique elle-même dans un récent article du magazine Le Point :
« Cette thérapie s’appuie essentiellement sur une molécule, le méthotrexate, injectée à des doses plus importantes qu’ailleurs. Nous dispensons des quantités de plus en plus fortes tant que la tumeur n’a pas diminué de façon significative et que la tolérance du patient est satisfaisante. Mes confrères utilisent une dose fixe et des protocoles standardisés. » [3]
Nous ne sommes donc pas du tout dans le cadre de traitements « alternatifs » du cancer, en médecine douce. Au contraire, nous sommes dans une version décomplexée de la bonne vieille médecine chimique par l’anéantissement total de l’ennemi, peu importe la puissance des moyens mis en œuvre.
Les médecins qui critiquent le Dr Nicole Delépine ne sont donc pas des partisans des méthodes brutales, comme trop de médias le laissent entendre. C’est plutôt le contraire !
Mais alors, me direz-vous, pourquoi tant de parents se précipitent-ils dans son service ?
Hé bien, pour une raison… excellente.
Tous les témoignages concordent : la présence, l’énergie, le dévouement du Dr Delépine pour chacun de ses petits malades, sont exceptionnels [4] :
« Tous les parents ayant rencontré Nicole Delépine racontent sa formidable chaleur, son énergie, son inépuisable dévouement. Auprès d’elle, ils entendent parler de bataille totale, de suivi individuel, de protocole singulier, d’alternative thérapeutique, de refus de traitement standard. Ils comprennent, alors que la mort rôde, qu’une femme, un médecin, fera tout pour guérir leur enfant, adapter heure par heure son traitement, inlassablement guerroyer contre le cancer. Alors, ils y croient, et se battent. » explique le magazine Le Point. [5]
Or, précisément, de bonnes relations avec le médecin et ses collaborateurs contribuent considérablement à la guérison, selon une étude menée pendant deux ans par le WIAD, l’Institut scientifique des médecins allemands, et dont les conclusions ont été présentées début 2011.
Selon Jana Jünger, médecin chef de la Clinique universitaire de Heidelberg, il est capital d’enseigner aux futurs médecins comment parler aux malades. « À nos yeux, celui qui ne sait pas communiquer ne peut pas devenir médecin.»
Selon Fabrizio Benedetti, l’un des principaux chercheurs sur le sujet : « Les stimuli sociaux tels que les mots, et les rituels des processus thérapeutiques peuvent modifier la chimie et les connexions cérébrales du patient ». Des forces d’autoguérison sont enclenchées dans le cerveau via les neurotransmetteurs et les messagers du système immunitaire.
Le Docteur Delépine ne considère jamais que son patient est « foutu ». « Elle se bat jusqu’au bout » pour ses patients, témoigne Sophie Masset, dont le fils est atteint d’une tumeur au péroné [6].
Elle a même été accusée par un petit ponte de la cancérologie de donner « trop d’espoir » aux parents et aux enfants malades [7] !
Et pourtant, on sait que si le médecin promet au patient une évolution positive, les améliorations ne tardent pas à poindre. Les médecins peuvent même renforcer l’effet placebo par leur comportement, en se montrant chaleureux et amicaux ou encore décidés et apaisants, comme l’a constaté l’équipe de Jos Kleijnen, un chercheur britannique en épidémiologie de York qui, en 2001, a passé au crible 25 études sur la relation médecin-patient.
Il se pourrait donc que le Dr Delépine ait des résultats bien supérieurs à la moyenne, ainsi qu’elle l’affirme et que le rapportent ses patients. Parce qu’elle a su continuer à pratiquer une médecine humaine, faisant même régner dans les couloirs de son hôpital une atmosphère familiale, très éloignée des « couloirs de la mort » de beaucoup de nos hôpitaux modernes :
« J’ai tout de suite été frappée par l’ambiance familiale qui régnait dans ce service, raconte encore la mère d’Anaïs, atteinte d’un cancer de l’os ; tout était fait pour que l’enfant se sente bien, cette femme médecin passait constamment dans sa chambre, s’occupait d’elle, était à l’écoute. Si ma fille devait partir pour rejoindre les anges, je garderais en moi ces images de dévouement. » [8]
Les experts ministériels ont beau jeu d’accuser le Dr Delépine de ne pas donner assez de gages de la rigueur scientifique de son approche du traitement du cancer.
La réalité, c’est qu’à partir d’un certain degré de gravité (et le cancer de l’enfant en fait partie), la médecine est largement démunie et il n’est pas du tout évident que tel ou tel protocole soit meilleur qu’un autre (sinon, il n’y aurait pas de débat).
En revanche, l’attitude du patient face à la maladie, la présence de l’entourage, l’implication du médecin, jouent un rôle décisif, non seulement dans les chances de guérison comme nous l’avons déjà dit plus haut, mais aussi dans les moments exceptionnellement intenses qui précèdent et qui suivent la mort, et qui peuvent être de beaux moments, osons le dire parce que ce fait est systématiquement occulté.
Je peux témoigner, pour avoir moi-même perdu mon enfant suivi par de « grands spécialistes » qui n’avaient rien vu venir, que leurs titres et leurs diplômes ne garantissent pas leur capacité d’agir avec humanité face à la tragédie.
Quand vous êtes face à la mort de votre enfant, cela vous fait une belle jambe qu’il soit suivi par un « grand ponte » ultracompétent sur le plan médical, mais qui vous prend de haut et n’hésite pas à laisser en plan ses malades pour partir en congrès à l’autre bout du monde ou en RTT.
Aussi, nous ne pouvons nous empêcher de penser avec la plus forte émotion à tous les parents qui aujourd’hui, craignent pour la vie de leur enfant, et qui sont coincés dans des services où on les traite comme des numéros, où il n’y a pas, où il n’y a plus de Dr Delépine.
Maryse Karam fondation Résonnance Beyrouth (cliquer sur l’image)
http://www.agendaculturel.com/Musique_La_pianiste_des_prisons_Maryse+Karam
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http://www.ouest-france.fr/fabrice-eulry-un-phenomene-au-jardin-2692193

Mais le ciel n’est pas si clément depuis deux jours.La pluie menaçant toujours,


L’orgue du XVIIIème
Trois heures pour se préparer, trouver la bonne place pour le piano, essayer le son, convaincre les sonorisateurs (très consciencieux) qu’il vaut mieux jouer acoustique, faire ses gammes, régler les éclairages en essayant le répertoire, et voici le public !


Régulièrement, les médias mettent en garde les populations contre les interactions du pamplemousse avec certains médicaments.
De nombreux lecteurs m’écrivent pour me demander si vraiment, un fruit aussi sain que le pamplemousse peut être dangereux pour la santé.
Ma réponse est un grand OUI !
Les risques du pamplemousse sont majeurs, avec de nombreux médicaments. Les effets indésirables de ces médicaments peuvent être multipliés par 20 par un simple verre de jus de pamplemousse, avec des conséquences potentiellement fatales.
Voici pourquoi, et voici comment vous protéger :
Lorsque vous avalez un médicament, celui-ci passe dans votre sang puis il est utilisé par votre organisme : des enzymes vont « digérer » le médicament pour le transformer en substances utilisables par vos cellules, qui vont l’absorber, le « consommer », puis rejeter des déchets par les urines.
Le problème est que le pamplemousse contient des produits actifs appelés furanocoumarines, qui bloquent de façon irréversible un de nos enzymes, le CYP3A4.
Or, cet enzyme CYP3A4 est précisément celui qui sert à assimiler de nombreux médicaments contre le cancer, l’hypertension, les problèmes cardiovasculaires, les problèmes urinaires, ainsi que des médicaments immunodépresseurs (qui affaiblissent le système immunitaire) et des anti-infectieux, des analgésiques (antidouleur) et des tranquillisants (la liste de ces médicaments est à la fin du message).
Voici donc ce qui arrive aux personnes qui prennent du pamplemousse en même temps que ces médicaments :
Leurs médicaments passent dans leur sang et ne sont pas « consommés » comme ils devraient l’être, (en langage médical, on dit « métabolisés »), parce que l’enzyme est bloqué. La concentration sanguine en médicament s’élève, jusqu’à atteindre l’overdose, avec des effets graves incluant « mort subite, blocage rénal aigu, arrêt de la respiration, saignements gastro-intestinaux, destruction de la moelle osseuse chez les personnes ayant un système immunitaire affaibli. » (1)
« Prendre un comprimé avec un verre de jus de pamplemousse est comme prendre 20 comprimés avec un verre d’eau », explique David Bailey, le pharmacologue canadien qui a découvert ce phénomène il y a 20 ans, et qui s’est spécialisé dans l’étude des interactions entre médicaments et pamplemousse. « Il s’agit d’overdose accidentelle. » (2) Des études avaient en effet déjà indiqué que boire un verre de 200 mL de pamplemousse par jour, trois jours de suite, provoque une hausse de 330 % de la concentration sanguine de simvastatine, un médicament très couramment prescrit contre le cholestérol, par rapport à un verre d’eau.
Malheureusement, il existe de plus en plus de médicaments qui sont métabolisés par l’enzyme CYP3A4 – et dont la métabolisation est donc bloquée par la consommation de pamplemousse.
La liste est passée de 17 médicaments en 2008 à 43 en quelques années !
Le risque d’accident s’est donc considérablement élevé, et justifie aujourd’hui que chacun veille à ce que les médicaments qu’il prend ne soient pas incompatibles avec le pamplemousse.
Ceci est d’autant plus important que l’effet se produit même avec des petites doses, que le pamplemousse soit consommé tel quel ou sous forme de jus.
Les personnes de plus de 45 ans compensent moins bien les concentrations excessives de médicaments dans le sang, et sont donc particulièrement vulnérables, surtout que ce sont elles qui consomment en général le plus de pamplemousses.
Si vous ne prenez aucun médicament, pas de problème, vous pouvez continuer à vous régaler de ce fruit délicieux.
Si vous prenez des médicaments, vous n’êtes pas forcément obligé d’arrêter le pamplemousse.
Vous devez savoir que le risque ne concerne que :
Lorsque c’est nécessaire, la notice des médicaments concernés comprend toujours l’avertissement de ne PAS consommer de pamplemousse simultanément, donc c’est une raison de plus de toujours lire les notices.
Vous trouverez ci-dessous la liste des médicaments principaux concernés : je vous donne les noms des molécules (génériques), et pour certains le nom commercial.
Bien à vous,
Jean-Marc Dupuis
Liste des médicaments contre-indiqués avec le pamplemousse (attention, cette liste n’est pas forcément exhaustive : vérifiez toujours la notice de vos médicaments, et demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.
1. Certaines statines (médicaments pour faire baisser le cholestérol)
2. Certains médicaments contre l’hypertension
3. Certains médicaments immunodépresseurs (contre le rejet de greffe d’organe)
4. Certains médicaments contre le cancer
5. Certains médicaments contre les infections
6. Certains médicaments contre les problèmes cardiovasculaires
7. Certains médicaments contre les problèmes nerveux et psychiques
8. Certains médicaments contre les problèmes gastrointestinaux
9. Certains médicaments contre les problèmes urinaires

– LE VIOLON A GILLES AVEC STANISLAS BOULBIK :
Nouvelles mises à jour :http://www.auviolonagilles.com
http://stanislasboulbik.blogspot.fr
https://www.youtube.com/watch?v=7uBIgvhjdDg
©Xavier Sani dessin publié avec son aimable autorisation
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Chers amis et amoureux de la Musique, Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement sur ITunes et Amazon des Albums et Musiques d’Ariane Gray Hubert, maintenant disponibles en téléchargement Vous trouverez les trois albums recensés par genre, le premier en Classique (son tout premier album) et les deux suivants, en Musiques du Monde/ World avec son récent Trio ‘PIANO RAG(a) TIME’ enregistré en Inde en 2012.
| OCCUPATION ET LIBERATION |


Guillaume Perrot ici aux Musicales de Vence en 2012
C’était son souhait, et au plus fort de la maladie il cultivait un projet de concert en duo pour financer la recherche contre l’ostéosarcome qui l’atteignait : voici le début de son message du 1er mai 2013 :« Bonjour Fabrice,
J’ai peut être une petite possibilité pour faire notre concert le Jeudi 13 juin dans une petite salle (capacité 250 places assises) près de Roanne mais absolument rien de sûr donc quoi qu’il en soit ne bloque pas la date (si tu as d’autres propositions ce même jour accepte les!). J’ai parallèlement fait une demande pour le théâtre de Roanne début de semaine. Je t’avertirais dès que j’en saurais plus! (… )
Amitiés
Guillaume »
Ici une photo sur sa version de Psychédélic boogie, composition qui nécessite de jouer debout (les cordes devant être bloquées par la main gauche pour obtenir un effet sur le couplet) fait partie de son choix lors d’un concert en maison de retraite, et qu’importe si cela lui demande quelques temps de récupération, mais sa générosité lui fait faire bonne figure face à un public très âgé à qui il fait oublier qu’il peut à cette époque, à peine se tenir debout.
A suivre…