PIANO BLUES BOOGIE EN ROMANDIE : ENCORE DES COMMENTAIRES !

Vous pouvez continuer d’en laisser sur le forum de cet article, mais voici quelques uns de ceux que vous nous avez envoyé directement par courriel:

Marie-Laure (LAUSANNE) : Merci infiniment, cher Fabrice, pour ce concert magique de vendredi…! Ce fut un baume pour l’âme que de rire ainsi et participer à ces swings incroyables… qui jaillissent de vos doigts. Comment faites-vous pour ne pas attrapper des crampes à la main gauche, c’est un mystère.

Ovation debout du public lors du salut  : Lluis Coloma, Fabrice Eulry, Ricky Nye, Jacky Milliet, et les élèves de Résonnance : Romain et Emmanuelle-Marie.

Photo : Elrica Doyen

Carlo (LAUSANNE) : « Merci beaucoup pour cette soirée pleine de vie et de joie de vivre. Et longue vie au Festival piano blues boogie en Romandie. »

Jessica ; (NYONS) En vous voyant tous sur scène, une chose ma frappée et inspirée: c’est à quel point les jambes/pieds prennent une importance visuelle sur scène lors du Boogie Woogie. Ça en devient quelque chose de divertissant à regarder pendant le concert, car elles se déplacent avec fureur dans tous les sens. Flamboyant, généreux, impeccable et terriblement drôle. Votre plaisir à tous sur scène était infectieuse, et je parle pour toute ma famille quand je dit qu’on l’a ressenti et que ce plaisir était infectieux. Le bonheur des élèves de la Fondation Résonnance qui ont été invités à jouer sur scène, rayonnait. On leur a parlé quelques minutes après ils  n’en revenaient toujours pas !

Encore Jessica  (NYONS) : « It was GREAT, GRAND, ENERGETIC, FANTASTIC, FABULOUS, FUNNY, ENTERTAINING, FLABBERGASTING, ENCHANTING! »

Photos : Bastien Girshing-Maury

Claude  (ENGHIEN LES BAINS -FRANCE) : « Encore un grand MERCI d’avoir accueilli nos amis.

Le retour que nous en avons eu reflétait l’enthousiasme.

Comment pourrait-il en être autrement ? »

Geneviève :  (ST SYMPHORIN LAVAUX) « Avec mes félicitations et mes remerciements pour l’ambiance que vous avez insufflée dans la salle Paderewski. »

Carole : (PARIS) « Votre festival était fabuleux »


Complétez votre discographie des boogie-woogies de Fabrice Eulry 

 Boogie Folies    Boogie Folies Volume 2

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LE CONCERTO POUR PIANO N°2

LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE DU 21 OCTOBRE

Une fin de festival en apothéose

le 19/10/2012 

C’est à guichet fermé que la saison des nuits musicales de Trivy s’est achevée. Une salle comble donc mais pas seulement. Il y avait également beaucoup de monde sur scène, puisque pour ce dernier concert, Fabrice Eulry était accompagné de l’excellent Carl Schlosser et de l’orchestre symphonique Accords parfaits avec lequel il doit enregistrer un disque ces prochains jours.

Pour la petite histoire, cet orchestre récemment formé n’est composé que de musiciens bourguignons avec lesquels Fabrice apprécie beaucoup de travailler. La première partie du concert faisait la part belle aux chansons françaises comme La vérité de Guy Béart, ou même Éternel Bébel, hommage à Jean-Paul Belmondo et aux films d’Henri Verneuil que Fabrice Eulry affectionne, sans oublier la musique jazz.

Après l’entracte, place au concerto du Boogie expiatoire symphonique, mélange de musique classique européenne, de boogie-woogie, de blues. Après trois rappels du public, il était temps de se quitter, mais Jean Léchère, président de Jazz in Trivy donne rendez-vous à tous les mélomanes en 2013 pour une prochaine nuit musicale.

 

Le concerto pour piano n°2 de Fabrice Eulry. 

Photos : Sonia Donabédian

De gauche à droite : l’ensemble symphonique Accords parfaits avec le premier violon tenu par Christine Kripiec, F.E., Carl Schlosser, et Jeff Monin.

Krypiec

 

 photos : Sonia Donabédian.

 

Ici Enzo Mucci accompagnant F.E.  aux Nuits musicales de Trivy. Des deux contrebassistes jouant dans ce concerto, Enzo Mucci est celui qui assure les parties de l’oeuvre en pizzicato.

 Le public était si nombreux qu’il s’est même entassé sur  les flancs de la scène.

 Le solo de Carl Schlosser

Fabrice Eulry Le concerto pour piano n° 2 est un boogie-woogie géant :

Voici la description du premier mouvement :

Il commence avec deux thèmes mineurs très sombres joués pas les cordes et la flûte alto. Le piano est caché dans les basses mais surgit et entame seul un troisième cycle et il s’agit clairement d’une structure de blues qui tranche avec les thèmes sombres, car le tempo est marqué, la couleur mineur laisse la place à la couleur bleue du blues.

Mais revoilà nos deux thèmes sombres rejoués par tout l’orchestre, et cette fois plus moyen d’échapper au tempo que le piano a lancé ! Lorsque le thème du blues revient c’est tout l’orchestre qui incarne cette couleur d’espoir sur un balancement anglais (tempo de Penny lane) avec une orchestration que l’arrangeur des Beatles, George Martin aurait pu écrire. Nous sommes donc loin de la complainte même si c’est du blues.

Mais voici un nouveau rebondissement : le tempo est doublé en forme de prélude deBach pendant deux cycles de 12 mesures. mais le blues médium exerce définitivement son attraction et l’on y revient immanquablement,  la transe s’installe alors, avec des solos de piano puis de saxophone ténor…

 Ici le deuxième mouvement du concerto (boogie-woogie transe) au moment du décollage final avec Jeff Monin à la guitare.

3ème rappel

  La presse :

Le Journal de Saône et Loire

 

TRIVY

« Un phénomène », « un pianiste infatigable », « un sens inné du rythme et de l’improvisation », « …

le 28/09/2012 à 05:00 Vu 124 fois

Virtuose et fantaisiste, Fabrice Eulry prend une seule chose au sérieux: la musique Ph. DR

« Un phénomène », « un pianiste infatigable », « un sens inné du rythme et de l’improvisation », « le Chopin du Boogie-woogie »…. La simple lecture des critiques enthousiastes de la presse concernant Fabrice Eurly donne déjà envie de se précipiter le 12 octobre prochain au dernier rendez-vous programmé dans le cadre du festival « Jazz in Trivy ». Après Les Kinkas, Galliano, une Nuit du jazz et le quatuor Accordo, la saison concoctée par Jean Léchère s’achèvera donc en apothéose par une soirée pleine de punch et de fantaisie en compagnie de Fabrice Eurly qui viendra en voisin puisque ce musicien qui mène une carrière internationale a choisi de vivre dans la petite commune de Chiddes.

Une date d’autant plus exceptionnelle que le pianiste sera accompagné ce soir-là par l’orchestre symphonique Accords parfaits, soit une vingtaine de cordes et de vents rassemblés sous les voûtes de l’église de Trivy pour un « Boogie Expiatoire symphonique ». Un concerto écrit par Fabrice Eurly et joué une seule fois à Paris l’an passé. La logistique sera plus légère pour ce deuxième rendez-vous dont le titre ne doit pas faire peur car Fabrice Eurly, aussi virtuose que fantaisiste est le plus fervent défenseur d’une musique accessible à tous.

Ses compositions originales seront d’ailleurs suivies de quelques bonnes chansons françaises façon swing. À Bobino, on se souvient encore de sa reprise des « copains d’abord « se transformant en boogie-woogie déchaîné, ou de sa « Marseillaise « », teintée rock’n’roll… Cerise sur le gâteau Fabrice Eurly sera accompagné de Carl Schlosser au sax tenor et flûte traversière, un autre musicien d’exception qui ne joue aujourd’hui que pour ses amis… Le public de Trivy fera donc partie des privilégiés…

Eglise de Trivy Vendredi 12 octobre à 20h45. Tarif 35/25€. Renseignement au 03 85 20 57 85. Réservations : billetterie du JSL au 03 85 38 23 74

TRIVY : Concert de Fabrice Eulry vendredi 12 octobre

le 28/09/2012 à 05:00 par Géraldine Auray (CLP) Vu 34 fois

Fabrice Eulry est un virtuose du piano.  Photo G. A. (CLP)Fabrice Eulry est un virtuose du piano.  Photo G. A. (CLP)

 

En clôture du festival 2012, les nuits musicales accueillent un habitué des lieux : Fabrice Eulry. Ce grand pianiste, grand serviteur de toutes les musiques, et du piano en particulier, a joué aussi bien avec les grands artistes tels Rhoda Scott, Claude Bolling, Marc Laferrière, Nancy Holloway qu’avec les cordes de l’ensemble Prélude de Paris.

Accompagné par l’orchestre Accords Parfaits, orchestre symphonique de  18 violons violoncelles contrebasse et batterie, et Carl Schlosser (saxophoniste, flûtiste), Fabrice Eulry propose au public, façon concerto, son fameux boogie expiatoire, version symphonique, une création pièce maîtresse de son œuvre.

En première partie, tous ces musiciens revisiteront les bonnes et anciennes chansons françaises, façon swing.

Vendredi 12 octobre à 20 h 45. Tarifs : adulte 35 €, étudiant et enfant 25 €. Réservations

La billetterie : Ticketnet, Le Journal de Saône-et-Loire (03.85.38.23 .74 ), Cultura, Auchan, Leclerc ou Jean Léchère (03.85.20.57.85 et 06.16.19.00.76), Auberge du Lac Trivy (03.85.50.21.54), Tabac Presse de Dompierre- les-Ormes (03.85.50.23.83), les offices de tourisme de Cluny, de Charolles, de La Clayette,http://www.pharmacie-flace.fr/nuits-musicales/.

Lu également dans :

Fabrice Eulry & Accords parfaits, Carl Schlosser, festival Les nuits musicaLes nuits musicales de Trivy 2012
Symphonie musicale.
Fabrice Eulry, génialissime pianiste un peu fou aura excellé dans les styles les plus divers, du plus rythmé au plus mélodique. Le Figaro dit de lui qu’il est « Le Chopin du Boogie-woogie » ! Alors, découvrez ce fameuxBoogie expiatoire symphonique
Avec : Fabrice Eulry & Accords parfaits, Carl Schlosser, Philippe Chagne…

 
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GARDEZ-MOI UNE PART DE CERVEAU DISPONIBLE ! (SUITE)

  Les médias s’étaient émus, il y a deux ans, de ce que l’honnête citoyen François Vaillant fût passé au tribunal pour avoir refusé de donner son A.D.N. alors qu’il n’avait fait que manifester pacifiquement son refus de l’agression publicitaire. Il fait part aujourd’hui d’un sondage au Canard du pianiste, désireux de vous informer de l’évolution du paysage urbain et de ses messages dont l’impact,nous le répétons, influe directement sur le cerveau mais aussi sur l’inspiration artistique et musicale en milieu urbain et péri-urbain :
Gainsbourg ou Renaud auraient-ils composé comme ils le firent dans un univers urbain médiéval ou un univers urbain visuel de réclames peintes (avant 1950) ? Et qu’en serait-il du rap sans tag ni pub, dans un univers sans signes mercantiles 

  Satie aurait-il composé comme il l’a fait dans l’actuelle forêt de 4 fois 3 et de panneaux déroulants JCDecaux plantée dans toute l’Ile de France ?

 

Comme s’intéresser à la musique, c’est aussi comprendre sa genèse, et tenter de répondre à ces questions, il faut se pencher sur ce sujet : voici la lettre de M. François Vaillant :

L’événement : la majorité des Franciliens disent «  oui » au 50 x 70 cm dans métro, comme les Reposeurs le demandent !!!

Résultats du sondage de l’Institut CSA
« Les Franciliens et la publicité dans le mé́tro parisien »
Tous les résultats de ce sondage – donnés aux médias lors de la conférence de presse des Reposeurs, le jeudi 18 octobre -, sont accessibles gratuitement en allant sur le site du CSA http://www.csa.eu/fr/s26/nos-sondages-publies.aspx
Les résultats à la 3ième question donnent complètement  raison à la revendication des Reposeurs !
QUESTION N° 3 – Seriez-vous favorable à ce que les annonces publicitaires dans le métro parisien ne dépassent jamais 50 x 70 cm, ce qui correspond au format de l’affichage associatif autorisé à Paris, et soient en nombre limité dans les stations et les couloirs ?
4% répondent « pas du tout »
28% répondent « non, pas vraiment »
Sous total « non » : 32 %

34 % répondent « oui, plutôt »
23 % répondent « oui, tout à fait »,
Sous total « oui » : 57 % – les 18-25 ans répondent « oui » à 65 %


11 % s’abstiennent.

Conclusion : Une large majorité de Franciliens sont favorables à la revendication des Reposeurs. Seulement 4 % s’y opposent, ce qui est vraiment très peu ! Aux pouvoirs publics de maintenant tenir compte de l’avis majoritaire des Franciliens !
La pétition des Reposeurs est toujours à signer en ligne surwww.reposeurs.eu.org <http://www.reposeurs.eu.org/>    et les slogans des Reposeurs à imprimer en ligne et à poser sur les affiches du métro avec du ruban adhésif non dégradant, dit “ Magic invisible” , aujourd’hui et jusqu’au 26 octobre.

Les rendez-vous place de la Sorbonne se sont déroulés ces derniers jours sous la pluie, que 20 à 25 personnes chaque fois. Nous attendons le beau temps de ces vendredi, samedi et dimanche pour nous retrouver plus nombreux avec vous. De source bien informée, nous savons que bon nombre de Franciliens, des jeunes des vieux, vont poser des papiers dans le métro ces samedi et dimanche. Ce sont des milliers de papiers qui se préparent ! Tous à l’abordage ! À noter qu’aucun Reposeur n’a été encore interpelé par la police dans le métro, et si c’était le cas, notre civilité serait exemplaire. L’avocat des Reposeurs, Maître Alexandre Faro, a rappelé aux journalistes présents à la conférence de presse que la pose de papiers par les reposeurs est sans risque au pénal. Les reposeurs ne commettent aucune dégradation.
François Vaillant


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BOB DARTSCH VA NOUS MANQUER

bob.jpg Bob Dartsch a accompagné régulièrement Renaud Patigny avec le même talent qu’il su a déployer auprès des trois quarts de ceux qui font du blues sur la planète. Il a même enregistré avec Plastic Bertrand, touchant la somme de 500 francs français de 1977 comme batteur de Ca plane pour moi !

Nous avions décidé Renaud Patigny  et moi d’enregistrer notre prochain disque avec lui à la batterie, si il s’en tirait mais sa dernière séance de chimio l’ayant selon toute vraisemblance, envoyé directement chez Saint Pierre, Bob nous laisse un grand vide musical et humain. 

Bob Dartsch, était le batteur très demandé dans la variété, et le rock, où l’on a d’autant plus besoin de vrais musiciens qu’il faut compenser la nullité des escrocs, un ange Bruxellois au délicieux accent avec qui je pouvais aussi bien parler de Napoléon que de la bande dessinées belge pour tromper le trac dans les coulisses, ou lors des longs voyages en tournée. Sa culture, sa douceur, son humour à la François Damien, et sa modestie incroyable nous manque : lui qui avait joué avec tout le monde, tout connu, et était plus âgé que nos parents et avait tout à nous apprendre du métier, ne la ramenait jamais. Nous ne manquions pas de lui demander de nous compter les anecdotes de la légende dont il est un acteur.

Voici un reportage récent très intéressant sur notre ami Bob Dartsch  :

ROCK BELGE / ALBUM SOUVENIRS

PORTRAIT DE BOB DARTSCH (LECLERCQ)

« LANGE BOB », LE  » MERCENAIRE DU ROCK « 

 Interview réalisée par Jean Jième le 13 août 2012

Bob Dartsch – 50 ans de métier – profession : batteur dit : « lange Bob »

Bob Dartsch me reçoit chez lui – août 2012

UNE FAMILLE D’ARTISTES

Robert Leclercq vient au monde le 7 juillet 1944. Dans le registre des naissances, sa mère l’inscrit sous son nom de jeune fille. En fait, Monsieur Dartsch père, ne reconnaîtra son fils que 21 ans plus tard. C’est à partir de cet âge que Bob portera définitivement son nom.

Le jeune Bob révèle très tôt des qualités artistiques indéniables. Il faut dire que son grand-père, parti pour les States au début du siècle, avait essayé de se lancer dans la voie artistique. Avec des danseurs noirs d’Harlem, il s’était mis en tête d’apprendre les claquettes.

Après des fortunes diverses, il avait fini par regagner Bruxelles, où il avait écumé tous les cafés, cabarets et music-halls pour présenter son numéro.

A-t-il inoculé à sa fille sa fibre artistique ? Le fait est que cette dernière s’est, à son tour, lancée dans la carrière de chanteuse. Devenue choriste à l’Alhambra, elle a fait partie également de plusieurss revues aux Folies Bergères.

Bob se rappelle avoir assisté régulièrement aux spectacles de sa maman, lors de grands événements tels que la venue de Georges Guétary ou de Luis Mariano.

Yvonne Leclerc à l’Alhambra

UNE SEULE PASSION : LA MUSIQUE

Le métier d’Yvette Leclercq ne lui permet pas de garder son fils auprès d’elle. Elle l’inscrit donc à Saint-Nicolas, un internat de bonne réputation dans le quartier d’Anderlecht à Scheut.

C’est là que Bob va faire la connaissance de John Valcke (*), pensionnaire lui aussi de l’établissement.

Bob a une passion : la musique. Dans les années 50, il n’écoute que Little Richard, Gene Vincent, Jerry Lee Lewis et tous les autres rockers sur des 78 tours (édités par la firme Ronnex). Il se sent davantage attiré par le rythme de ces chansons que par leur mélodie Il connait tous les morceaux sur le bout des doigts.

Il fait une révélation à sa mère : plus tard, je serai batteur. Pour le prouver, il chipe les cartons d’emballage des aspirateurs que vend son père et accompagne ses idoles en tapant dessus avec des cuillères en bois.

Sa mère lui achète ses premières baguettes. Puis, devant les efforts redoublés de son fils, casse sa tirelire pour lui acheter une caisse claire et une paire de cymbales.

Dans la foulée, elle l’inscrit à l’école de musique de Schaerbeek. Doué, sérieux et travailleur, Bob trouve l’opportunité de jouer dans de petits orchestres d’amateur aussi bien de jazz que de rock.

(*) Bassiste de grand renom, il a fait partie du Wallace Collection et du Sweet Feeling.

Les débuts – 1961

The Rocking Goose, un de ses premiers orchestres

LES ANNÉES 60

Les Twenties

En 1961, Bob vit dans le quartier animé d’Helmet. Il évoque une des périodes les plus heureuses de sa vie.

Bob Dartsch : Les orchestres naissaient par dizaines. Les Shadows étaient les stars du moment. Dans chaque rue, les garages ou les caves servaient de locaux de répétition. On vivait à l’heure américaine.

Il y avaient également ceux qui délaissaient le répertoire des Shadows pour se tourner davantage vers les chanteurs à voix comme Cochran, Holly, Vincent, Little Richard etc…

Bob qui, désormais, dispose d’une batterie complète est sollicité de toutes parts.

Sans le savoir, il entame une carrière artistique qui ne s’interrompra plus jamais et qui ne connaîtra aucune éclipse.

On le retrouve ainsi aux côtés de Shorty avec ses Fireblazers, avec Kirk Viking et ses Vikings, dans les Jetsavec Peter Welch, avec Buddy BrentAriane et les 10-20.

Il accompagne tous les chanteurs flamands du moment, Will Tura en tête.

Avec le chanteur Buddy Brent

Avec les Jets

Bob Dartsch, Shorty et Guy Huysmans (alias Kirk Viking)

 

Michel Perrin : ex- guitariste soliste des Jets : C’est le meilleur batteur que nous ayons connu. Bob était un colosse amical. Je me souviens de ses yeux de chinois, de son regard perçant mais toujours doux. Nous avons beaucoup ri ensemble. Je ne l’ai plus jamais revu après l’épisode des Jets mais je ne l’ai jamais oublié. Bob est inoubliable.

 

SEVENTIES

Avec l’arrivée des Beatles, le rock évolue à toute allure. La pop music trouve ses lettres de noblesse. La notion d’ orchestres évolue à son tour. On parle désormais de groupes.

Tandis que les années soixante s’achèvent à la fois de manière glorieuse avec le festival de Woodstock et dramatique avec le concert des Stones à Altamont, Bob poursuit son petit bonhomme de chemin.

Mais au lieu de faire partie de groupes aux carrières (souvent) éphémères, il opte pour la sécurité en devenant un batteur de studio apprécié.

Avec Paul Closset – Galeries Anspach 18.12.1971

AVEC BRUMAIRE

Avec Brumaire – studio à la RTB – avril 1970

Ce n’est pas pour autant qu’il néglige de venir avec son matériel lorsqu’on l’appelle. Ni même de faire temporairement partie de groupes pour autant que sa carrière de musicien de studio n’en soit pas entravée. C’est ainsi qu’il partagera au cours des décennies 70 et 80, les bons et les mauvais jours de Brumaire, Salix Alba, Pazop, Les Petites Frappes, Afrodisiak, Zar, Marc Hérouet’s Ragtime Cats, Jazzbeek, Two Man Sound, Cos.

SALIX ALBA

Avec Salix Alba – 1973

Bob Dartsch : On a travaillé d’arrache-pied pour arriver à sortir des sentiers battus et à construire un groupe qui ait à la fois un style et un son particulier. Avec Pietro Lacirignola qui jouait sur deux sax à la fois, on créait la surprise. Certains nous comparaient parfois à Van Der Graaf Generator.

C’était une équipe cohérente avec de vrais rapports cordiaux. Un vrai bonheur.

TWO MAN SOUND

Avec Two Man Sound – 28.11.1975

Bob Dartsch : Avec Two Man Sound c’était très différent. Pratiquement pas de répétitions et des contacts plus distants. Cela dit, sur scène, je me suis toujours énormément amusé. C’était un fameux trio.

Sylvain Vanholme : Le mérite de Bob est d’être resté un batteur « old school », comme Aerts, De Muynck, Rottier, c’est dire capable de s’adapter à tous les styles de musique du dixieland au punk rock. Rappellons que c’est lui qui a joué sur Ça plane pour moi.

Il m’a souvent fait penser à Mick, le batteur de Fleetwood Mac, qui était plus grand que le reste du groupe. Il avait le même punch dans son jeu.

Sur le plan humain, j’ai toujours apprécié son flegme, son humeur toujours égale. Comme il s’intéressait à pas mal de sujets, il était agréable de discuter avec lui tout en le regardant pointer son index dans votre direction. Vraiment un charmant garçon.

 

ROBERT COGOI

Bob Dartsch : dans les années 70, j’ai accompagné Roberto et Robert Cogoi, deux valeurs sûres de la chanson belge, ils sont devenus mes employeurs.

Avec eux, j’ai pu compter sur des contrats réguliers et sur des cachets plus qu’honorables.

Il deviendra également le batteur de la talentueuse chanteuse Christiane Stefanski.

BOB, LE MERCENAIRE

A ce sujet Bob précise : on m’a souvent traité de mercenaire de la musique. Je peux comprendre qu’on m’appelle comme ça.

J’ai joué avec tout le monde, sans jamais vraiment me fixer avec personne.

J’ai mélangé tous les styles. J’ai fait de la variété comme du rock, du jazz comme de la pop. J’ai même été un de ceux qui ont participé à l’enregistrement de Ça plane pour moi  !

Robert Cogoi et son orchestre – Liège 1970

Avec Cos, la participation de Bob se limita à l’enregistrement d’un album.

En Tunisie avec Alain Bureau, Bob Dartsch, Kevin Mulligan,

Pierre Van Dormael

En 1973 à l’occasion des 50 ans de la Sabena, Pol, le patron du Pol’s Jazz Club

avait été invité à à Kinshasa en compagnie de Salix Alba. À gauche : le

musicien de couleur Hal Singer.

*
SOUVENIRS EIGHTIES -NINETIES

Bob Dartsch avec Marc Hérouet et John Valcke – Zar 1986

Bob Dartsch : Zar est sans doute le groupe avec lequel j’ai le plus répété dans ma vie. De 8 Hr du matin à 17 Hr presque tous les jours, durant quatre ans. On n’a pas dû prester plus d’une quinzaine de fois ! Quelle richesse dans la créativité ! On était à l’avant-garde de la  » nouvelle musique « .


Afrodisiak – 1987

Bob Dartsch : Autre groupe d’avant-garde. On se voulait à la pointe des nouveaux courants musicaux. On détonnait dans le milieu ambiant. Ce qui explique qu’on n’a pas rencontré le succès qu’on méritait.


La troupe Afrodisiak – 1987. De gauche à droite : John Valcke, Mamady Keita, Poney Gross,

B.J.Scott, Marc Keyarts, Bob Dartsch. (photo © J.Agost)

Années nonante : Les Petites Frappes – au centre Bob Dartsch

Deuxième à gauche : Patrick Wallens, l’actuel directeur de Couleur Café

*

BOB ET LE J A Z Z

De g.à dr.: J.Meunière (batteur parisien), Bob Dartsch, Al Copley,

Bill Willis (ex-musicien de James Brown)

La Huchette à Paris – décembre 1993

MEMPHIS SLIM – TOOTS THIELEMANS – AL COPLEY – BILL WILLIS

Parallèlement au rock-pop, Bob a également orienté sa carrière vers le jazz. Ce qui lui a valu des rencontres exceptionnelle avec quelques grosses pointures  : Memphis Slim, Blind John Davis, Erroll Dixon, Al Copley, Bill Willis, Bill Coleman, Benny Waters, Bud Freeman, Mighty Fly Connors, Paul Closset, Renaud Patigny.

Bob Dartsch : Al Copley a particulièrement compté pour moi. Quel formidable bluesman !

J’ai travaillé avec lui à Paris, à la Huchette, durant des saisons entières. Ensuite, je l’ai accompagné durant toutes ses tournées européennes. Pendant quatre ans on a sillonné la France et la Suisse. On a joué en Angleterre tout un temps. On a même poussé une tête jusqu’au Maroc.

Bill Willis était aussi un type très attachant. Dans les années 50-60 il a travaillé comme musicien de studio pour le compte de King Records..

 

MEMPHIS SLIM – TOOTS THIELEMANS – AL COPLEY – BILL WILLIS

Parallèlement au rock-pop, Bob a également orienté sa carrière vers le jazz. Ce qui lui a valu des rencontres exceptionnelle avec quelques grosses pointures  : Memphis Slim, Blind John Davis, Erroll Dixon, Al Copley, Bill Willis, Bill Coleman, Benny Waters, Bud Freeman, Mighty Fly Connors, Paul Closset, Renaud Patigny.

Bob Dartsch : Al Copley a particulièrement compté pour moi. Quel formidable bluesman !

J’ai travaillé avec lui à Paris, à la Huchette, durant des saisons entières. Ensuite, je l’ai accompagné durant toutes ses tournées européennes. Pendant quatre ans on a sillonné la France et la Suisse. On a joué en Angleterre tout un temps. On a même poussé une tête jusqu’au Maroc.

Bill Willis était aussi un type très attachant. Dans les années 50-60 il a travaillé comme musicien de studio pour le compte de King Records.

Bob Dartsch accompagne Memphis Slim – Pol’s Jazz Club – novembre 1982

Bob Dartsch : Lors de l’anniversaire de Pol, il a demandé à Memphis Slim de venir jouer dans son Club. Pol a fait appel à moi pour l’accompagner à la batterie. Et comme Toots était de la partie il en a profité pour faire une jam avec le célèbre jazzman américain.

 

*

SOUVENIRS 2000

Bob Dartsch chez lui – photo J.Jieme

Concours de batterie à St Josse-ten-Noode

Bob avec Jean Demanet, bourgmestre – 2010

John Valcke, Bob Dartsch, Nicolo et Renaud Patigny (*) au Grand Café à Bxl – 1999

Aujourd’hui Bob est près de la retraite, mais il n’a nullement l’intention de ranger ses baguettes. Il continue à jouer partout où on le demande mais surtout avec Renaud Patigny (*) et son groupe Blue Devils. Autour de lui, on retrouve souvent les mêmes musiciens : André Ronsse, Peter Verhas, John Valcke (devenu contrebassiste).

(*) « un pianiste à la technique étincelante et dont la connaissance du boogie-woogie dépasse de loin celle de la plupart des pianistes américains » (Chicago Tribune .)

Bob Dartsch : Je joue encore très régulièrement avec Buster and the Swing aux côtés de René De Smaele, André Ronse, Marc Hérouet et Jean Van Lint.

 

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LE XXème CINCY BLUES FEST

Nous nous succédons sous les arches de 15 heures à 23 heures. Je dois passer en dernier ce qui est très intimidant quand je vois et écoute les exceptionnels artistes qui se succèdent avant moi : Jimmy Rodgers, Todd Hepburn, Liz Pennock & Dr Blues, Ricky Nye qui m’invite ici pour un boogie-woogie que nous avons improvisé à cinq (George Bedard est à la guitare, et plus à droite Chris Douglas est à la contrebasse et John Vidacovitch à la batterie).

Ricky Nye n’est pas ici en train de jouer de l’harmonica mais vient de se lever du piano et de réclamer une ovation pour moi, alors que nous plaquons l’accord final avec George Bedard. Ensuite passeront Mark Braun, Rob Rio  de Los Angeles,

Cynthia Girtley  de la Nouvelle-Orléans

 Bob Seeley de Detroit 

et enfin…

 

   Voici mon concert vécu de l’intérieur.

   Ne lisez pas récit si vous préférez le mystère à l’intimité lorsque vous venez à mes concerts. Formuler par des mots ce que la musique raconte déjà avec toute la finesse qui manque au langage est certes une démarche inutile lorsqu’on  a assisté à un concert, mais si vous n’y étiez pas, vous trouverez quelqu’intérêt  à ce propos.

LE DERNIER SUR L’ECHAFAUD

  Je passais donc à 11 p.m. le dernier. Les Américains appelent cela : « Headliner ». Les organisateurs du festival ont  honoré la musique que je dispense d’une confiance sans limite, et souhaitaient m’avoir depuis deux ans. Je le paye  d’un trac amoncelé pendant huit heures à écouter mes collègues dont chaque numéro estomaquant de beauté m’a rappelé à ma fragilité, tout au long de l’après-midi. Tout au long de ces heures merveilleuses, j’ai aussi reçu la visite de ceux et celles qui aiment ma musique et sont venus se faire dédicacer le disque Twistin’ at Ray’s

 dont ils ont entendu deux morceaux la veille sur RADIO WNKU 89.7 FM. 

 A 23 h. après avoir écouté Bob Seeley, le compagnon de Meade lux Lewis, jouer à 86 ans comme à 20, je monte enfin sur scène comme sur l’échafaud !

Heureusement il y a la musique qui rappelle que ce n’est pas de moi dont il est question mais juste quelques morceaux qui vont exécutés.

Et voici mon répertoire :

Pat twist: une composition personnelle, le morceau le plus facile à adapter sur scène parmi ceux du susdit disque :

Nous l’entamons en trio avec John Vidacovich à la batterie et Chris Douglas à la contrebasse.  Chris connaît déjà la structure puisque c’est lui qui tient déjà la basse sur le disque. Il donne donc les consignes à John qui me fait une tournerie de rock 4/4 bien droite au lieu de me donner la syncope du twist. Le pire c’est que je ne m’en aperçois qu’à la sortie du thème au début de mon improvisation, tant ça rebondit tout de même ! Et ce, parce qu’il joue de manière hypnotique sans les petites crottes de bavardage que beaucoup de batteurs ne peuvent s’empêcher de placer dans les espaces par anxiété des silences (ce que la musique raconte de plus profond est surtout dans les notes qui ne sont pas jouées).

Donc, ça tourne… le public de Cincinnati commence à aimer parce qu’il entend notre progression et notre plaisir. A présent, je vais commencer à lâcher ma main gauche du regard,  parce qu’elle est bien calée, et pouvoir partager d’un sourire, ce bonheur avec mes deux compagnons du jour et tous ces gens que je ne connais pas mais que je sens vibrer à côté de moi… et voici la quarte aigüe très répétitive avec dissonance, la botte du rock’n roll au piano (la botte numéro deux étant le glissando à la Jerry Lee), un cliché ! mais tout est dans la manière de l’amener, et sans doute était-ce le moment, merci mon Dieu, merci l’instinct car ils aiment ! Et moi aussi… il est déjà temps de reprendre le thème, je ne peux pas tenir plus de trois minutes avec cette main gauche de Twist car elle cumule la force trapue du boogie et les déplacements piano stride, la douleur peut survenir irrémédiablement dès que l’autre main malaxe trop, le raidissement enchaînant rapidement à la perte de stabilité… Voici la fin nette, et John Vidacovich  termine pile avec nous, comprenant la logique de Pat twist qu’il n’a jamais joué, jamais entendu. Bravo l’artiste ! Mais aussi merci, car le public toute la journée a surtout entendu des morceaux longs avec des fins bien sales en point d’orgue un gros baroud de tout l’orchestre jusqu’au roulement de batterie final, alors un morceau court et intense, avec une fin propre ça le surprend… J’ai envie de présenter Chris et John, mais les autres musiciens l’ont fait quinze fois aujourd’hui, je ne vais pas tout gâcher avec mon accent à deux francs, alors que je ne suis encore assuré. Je fais un geste vers le bassiste et le batteur en saluant.

Mais voici déjà le boogie-woogie expiatoire. Vingt minutes seul, et les deux dernières avec Chris et John.  J’ai prévenu juste avant de monter de n’intervenir qu’après mon solo de percussions (les fameuses percussions du boogie expiatoire avec « ce que je trouve  sous la main »). Mais dès mes premières notes je les vois sur leur instrument prêts à jouer !

Je suis sûr qu’ils ont compris pourtant, mais ils veulent être là, par passion, conscience professionnelle et sens du spectacle. « Take your time » lançais-je stupidement, mais ils sourient, tranquilles, (t’inquiète pas on a compris, on est là pour servir la musique quand tu en auras besoin). Je démarre bien : le thème mineur, le thème majeur, le thème mineur, le thème majeur avec variante, toujours des structures de 12 mesures mais loin des blues qu’ils ont entendu toute la journée. Interprétons le silence du public : non ils ne décrochent pas, ils écoutent vraiment,  « C’est comme ça que jouez le blues les Français » semblent-ils me demander ? Ceux qui perçoivent la sensibilité Française ont bien raison, quels amours ! Le morceau ensuite évoque le prélude II du clavier bien tempéré poussant le cavenas du blues en sol mineur, cette feinte permet de revenir sur le blues médium avec euphorie et d’évoquer le Honky-tonk d’Earl Bostic, mais ce soir je ne développe pas, et passe vite à la suite : fausse fin sous les applaudissements et introduction longue du nouveau tempo, aussi lorsque la main gauche démarre enfin, régulière mais pianissimo, tout le monde comprend que l’on s’est installé dans une longue transe, un crescendo dont la véritable difficulté est de se renouveler sans éprouver ni créer de lassitude. Pour cela, provoquer  la marée sans qu’elle vous submerge retenir, en garder toujours, jusqu’au moment où ce ne sera plus possible, quand le couvercle de la marmite me soulève à mon tour.

Un grand merci à Tiki Tim pour les photos : cliquez sur sa photo si vous voulez accéder à son univers 

surtout si vous aimez les belles Américaines.

C »est le point culminant du morceau. 

Ensuite, décalant brièvement mes deux mains dans les basses, d’une octave puis de deux. ce qui a pour effet de couper l’élan euphorique du public, il semble qu’il pense : »qu’est ce qui lui prend ? ». Il prête l’oreille à nouveau attendant une autre facétie, et je plonge la main gauche dans les cordes pour donner les effets d’harmoniques au solo de basses joué par la main droite. Une évocation d’Eddie Cochran (Summertime blues) : tous les amoureux du rock’n roll répondent de la foule, et le solo de percussions sans filet commence, en sortant du piano par la gauche…

 …une minute de surprise pour ce public qui ne connaît ce numéro et une minute de surprise pour moi également puisque je ne sais pas sur quel son je vais tomber. Ce soir-là j’utilise les couvercles fermés des deux pianos, puis l’estrade, avec les genoux : tant pis pour le costume qui en a vu d’autres ! Un temps pour chaque genou pendant que les mains jouent des croches ou des triolets de croches sur le retour de scène, une brève danse amérindienne pour le retour vers le piano, car il n’est pas prudent d’aller dans la foule trouver des sons, il y a des barrières, c’est sombre, pas de poursuite, si une ovation saluait cette nouvelle surprise l’on entendrait plus mes sons à cinq mètres et la foule s’étend de la rivière Ohio jusqu’à la scène.

  Je triture à nouveau en essayant de sortir des harmoniques et libère un glissando vers les aiguës qui fait reprendre le boogie-woogie sans qu’il y ai eu de rupture de tempo. Et là c’est l’ovation américaine : j’entends de ma droite monter un gros YEAAAHHH ! d’un millier de personnes enthousiastes. A mon signal Chris et John me rejoignent pour un bouquet final de vingt quatre mesures, je me concentre à fond pour ne pas rater de note dans la dernière descente, c’est là qu’on se relâche trop ou qu’on s’affole trop… et qu’on gâche tout. Ca n’arrivera pas. Standing ovation, je serre la main aux collègues qui sont explosés de rire « on n’a jamais vu ça ici ». L’organisateur revient « non il faut jouer encore , ils en veulent tu as le temps. Mais qu’est-ce que je puis faire après cela ? Tiens une ballade il n’en ont pas entendu de toute l’après-midi : Over the rainbow pour les Américains c’est comme Le p’tit Quinquin pour les Ch’tis …J’essaie de faire des nuances malgré la sono qui nivelle tout…

  A suivre…

photos Sylvain Acher

Le lendemain de la clôture festival juste avant de prendre l’avion, que font et de quoi parlent encore et encore les deux compères épuisés Ricky et Fabrice, dans la maison du guitariste  Sylvain Acher parmi la collection d’instruments de musique ? 

Si vous allez à Cincinnati visitez le French rendez-vous, la délicieuse maison de poupées, chargée d’histoire, qui est plus qu’un magasin, mais aussi un lieu d’art, de goût, et de convivialité tenu avec son épouse, par Sylvain Acher qui vit aux Etats-unis depuis 1986.

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SESSION D’ENREGITREMENT A CINCINNATI OHIO

 

Vendredi 8  août 2012

VOUS LE SAVEZ, FABRICE EULRY & LES ROLLING TWISTERS FETENT LA  SORTIE DE TWISTIN’ AT RAY’S. ET PREPARENT LE SECOND DISQUE

Et voici  les morceaux enregistrés ce lundi 5 août 2012 aux studios Ultrasuede de Cincinnati, la patrie des

 records,  pour la séance d’enregistrement du second volume de Twistin’ at Rays.

OCTAVIUS TWITS (arrangements sur une mélodie d’Octave Eulry !
ALICE TWIST tonique et glamour
CHARLOTTE TWIST (tonique et rock’nroll)

BEEVUS TWIST parodiant les héros Beavus et Butthead pour de nouvelles catastrophes.

HOLD ON (BIG BROTHER IS ON THE PHONE)

TWIST FOR MEADE (hommagee mashed potatoes à Meade lux lewis le pionnier du boogie-woogie)

Et voici les ROLLING TWISTERS  juste avant une prise :

A gauche les trompettistes : John ZappaScott BelckMatthew Anklan, et le dos du premier trompette Michael Mavridoglou (il est beau garçon dans la réalité !).

A gauche les trombonistes Dominic Marino qui prend la photo, Marc Fields qui a joué 5 cinq and dans l’orchestre de RAY, Jaime Morales, Alyssa Mehnert première trombone dont il faut raconter ceci :

 Les dames travaillent toujours avec sérieux dans notre corporation : elle a sorti impeccablement les notes aigües qui sont en théorie trop hautes pour le trombone sur ma composition RAY TUNE. Je lui ai d’abord signifié qu’elles étaient facultatives en lui montrant la partition :  mais elle m’a répondu tranquillement, et avec un brin de fierté, que ça ne lui poserait pas de problème ! Enfin, au premier plan, à droite, Marc Fields  tromboniste de RAY CHARLES. Les autres musiciens jouaient plus à gauche de mon côté : Brian Aylor à la batterie, Chris Douglas à la basse, Ricky Nye au vibraphone, Brian Hogg au saxophone ténor  à qui j’ai demandé d’intervenir sur trois de mes nouvelles compositions.

Merci à Dominic Marino

qui a eu l’idée de photographier votre serviteur pendant l’échauffement.quelques instants avant la première prise. Bill Gwyne, l’ingénieur du son qui travaile dans ce studio depuis les années 1970 a poussé la prévenance jusqu’à installer un micro que l’on voit sur la photo suivante pour ne pas que je me fatigue lorsque je donnais des indications aux musiciens ! Il me guettait derrière la vitre et mettait le son dès que je prenais la parole. La paroi rougeâtre est destinée à amortir celui de la batterie qui est plus proche de moi que les 8 cuivres. 

TWISTIN’ AT RAY’S Volume 2 n’est pas terminé.

Pour patienter,

(Ecouter un extrait et Commander Twistin’ at Ray’s volume 1 cliquer sur la couverture du disque)

 

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LE NOUVEAU BOOGIE-EXPIATOIRE

… Est arrivé !Rebaptisé Grand boogie pour l’occasion, le Boogie-woogie expiatoire a fait l’objet d’un nouveau disque : 4 pianistes : Chase Garrett, Carl Sonny Leyland, Fabrice Eulry et Mark Braun enregistrés à Iowa City devant un public très jeune et survolté autant par cette musique que par le charme de Chase Garrett, jeune vedette de l’Iowa, pianiste chanteur (et vigneron producteur !). A écouter également un quatre mains improvisé très amusant avec Fabrice Eulry et Carl Sonny Leyland sur Avalon.

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Le prélude II de J.S.BACH EN BOOGIE

Commandez-le sur la boutique par la poste ou en pdf ! Cette partition est l’adaptation de Fabrice Eulry que vous l’entendez jouer souvent en concert et que beaucoup ont réclamée. 

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HUGO ET SHAKESPEARE

    

Chaque langue participe à la richesse de l’humanité. Il est donc insensé d’opposer Shakespeare à Hugo. Le plus sûr moyen de ne tuer ni l’un ni l’autre est de ne pas parler le Shakesgo ou le Hupeare mais de bien parler correctement l’Anglais comme le Français. Les Quebécois nous donnent l’exemple : en effet les cousins insularisés dans un océan d’anglophonie, ont su souvent et sans rancune, faire la part des choses avec créativité.

Quelques idées simplistes :

« Le grignotage du franglais est inéluctable » :

Dans les années soixante nous disions encore shoot pour tir, ou goal pour gardion de but. Les Québécois pour le plus grand bien des francophones, ont inventé courriel, qui remplace peu à peu email depuis six ou sept ans.

« Le français recule dans le monde » :

C’est un point de vue parisianniste. C’est en réalité l’influence française qui recule. C’est désormais en Afrique ou au Canada que l’on parle et que l’on écrit le français le plus châtié, et le plus créatif. La population francophone augmente dans le monde. Elle est toujours la deuxième langue en nombre de pays. Le recul correspond au recul historique de la France dans le monde, mais ce recul s’est déjà découplé avec celui de la francophonie à mesure que l’influence française s’amenuise. Au fur et à mesure de ce découplage, d’autres foyers de la francophonie prennent le relais.

« L’Anglais prédomine et prédominera plus que jamais »  :

Attention encore au nombrilisme qu’ils soit parisien, continental, ou occidental : l’Anglais recule en proportion de la population mondiale. L’espagnol est depuis les années 2000 la langue maternelle la plus répandue.  De plus on confond souvent la langue de Shakespeare avec le Globish celle des marchés financiers dominants Wall street et de la City. Un changement du centre de gravité financier mondial peut tout changer dans de brefs délais.

« Les mots anglais enrichissent la langue française » :

Certes, ils le devraient, mais très souvent c’est la substitution pure et simple : timing à la place d’horaire, team à la place d’équipe,  ou pis, la substitution réductrice : « il est cool » peut vouloir dire « il est calme », « il est rigolo » « coulant », et par euphémisme « mou », « lent », « complaisant »… déjà ici six nuances que ke français offre et que l’on s’interdit, parfois à dessein, pour s’exprimer sans s’exposer. Exemple typique de reproche non assumé fait à un employé en retard : « C’est pas vraiment cool*, faut faire un peu gaffe au timing ».  En français : « Ce n’est pas sérieux, faites attention à l’heure désormais » paraît raide dans un monde où l’on n’ose plus appeler un chat un chat, et dans lequel le narcissisme ordonne de donner image sympathique à n’importe quel prix,

Le franglais, virus décliné du globish assigné à la francophonie, a donc non seulement pour conséquence de détruire la langue en gommant les nuances, mais aussi d’offrir un instrument de manipulation à un degré que le français n’avait jamais proposé.

*On notera ici que cool se traduit par « sérieux » ! Soit un sens différent parfois même opposé aux six premières nuances proposées ! Le franglais permet donc de dire tout et son contraire, tout en s’exprimant de manière unilatérale (pour soi uniquement). Comme langage il n’est donc pas un lien de partage, mais un lien de pouvoir ou au mieux, d’esquive de la relation. Il est l’anti-matière du français, et comme par hasard cette prédation se retrouve dans les intérêts de ceux qui répandent et promeuvent le globish qui nivelle les cultures, puisque c’est aussi la langue des adorateurs du veau d’or.

« Les mots anglais détruisent la langue française » :

 Quelques contre-exemples : certains mots n’ont pas d’équivalent français : tempo, pizzicato, témoignent de la créativité Italienne  à la Renaissance. Ragtime (ci-contre, Scott Joplin) Blues, swing gospel, spiritual témoignent de la créativité afro-américaine au XXème siècle. Ni Québécois, ni nous, ne cherchons à les franciser, et nous aurions tort certainement, car il portent en eux l’histoire de l’apport extérieur non agressif mais plutôt avenant, de caractère artistique, donc universel ou du moins partageable. Ce ne sont pas des mots de franglais et fonts partie du vocabulaire francophone comme restaurant est au patrimoine de la langue Shakespeare Nous sommes si reconnaissants de ces dons, que malgré notre accent nous les conjuguons parfois dans la langue d’origine ! : un swing des swing, un tempo des tempo. F.E.

Laissons à présent la parole aux cousins :

Voici, ce que nous relate le Québécois Michel Brûlé dans son dernier ouvrage : 

« … il nous faut pour cela remonter en 1066, à l’époque où Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie, monte sur le trône d’Angleterre à l’issue de la bataille d’Hastings qui l’oppose à Harold Godwinson, le dernier roi anglo-saxon de la perfide Albion. Une fois couronné, Guillaume impose le franco-normand comme langue officielle en lieu et place de l’anglo-saxon qui reste néanmoins la langue maternelle de la paysannerie anglaise. Pendant près de trois siècles, la monarchie et la noblesse anglaises ne parleront que le Français. En 1328, Charles IV, dernier roi de la dynastie capétienne, meurt sans héritier mâle. La crise de succession, qui oppose Edouard III d’Angleterre et Philippe VI de Valois auquel le trône échoira finalement, débouchera sur la Guerre de Cent Ans pendant laquelle deux rois francophones n’auront de cesse de se disputer le royaume de France.

Durant cette période naquit de part et d’autre de la Manche un certain patriotisme, qui se manifesta en Angleterre par le refus croissant de la bourgeoisie d’utiliser le Français dans les actes de justice ainsi qu’à l’Université. L’Anglais moderne apparut donc dans le courant du XVème siècle et résulta de la fusion progressive du franco-normand et de l’anglo-saxon. A cet effet, on remarquera qu’environ 29% des mots en Anglais sont directement issus de la langue française, laquelle reste à ce jour, la source principale de la langue anglaise devant le latin (28%), les langues germaniques (25%, y compris le vieil anglais) et le grec (5%).

C’est concomitamment au déroulement de la Guerre de Cent Ans que le « je » en Anglais aurait basculé de la forme minuscule à la forme majuscule (le fameux « I »). De plus, alors qu’à l’origine « you » signifiait « vous » et « thou » signifiait « tu », le « thou » a fini par disparaitre pour ne plus laisser que le « you », non pas signe de nos jours de vouvoiement universel mais de tutoiement universel si l’on en juge par la familiarité avec laquelle les Anglo-Saxons s’adressent parfois à leurs interlocuteurs. Brûlé considère que l’alliance de l’hypertrophie du « je » et de l’atrophie, voire de l’inexistence du « vous » en anglais, est propice à faire de cette langue une « langue irrémédiablement vouée à l’impérialisme et à l’ethnocentrisme ». On aura bien sûr compris que l’auteur, en fustigeant la déconsidération de l’autre dans la langue anglaise, s’efforce de démontrer que cette dernière prédispose les anglophones à l’impérialisme et à l’ethnocentrisme.

La langue elle-même n’est que l’instrument principal par lequel une puissance impérialiste (ici, la sphère anglo-américaine) assoit peu à peu sa domination culturelle. La structure d’une langue déterminant les structures mentales de ses locuteurs maternels, elle ne saurait constituer qu’un simple instrument de communication neutre. Comme le fit remarquer le linguiste français Georges Mounin, « chaque langue reflète et véhicule un vision du monde ». Il y a donc en théorie autant de visions du monde irréductibles l’une à l’autre qu’il existe de langues vivantes. »

 

Enseignez l’histoire de France avec des chansons, de l’humour et l’esprit léger et positif !

 Un livre illustré cousu-collé et avec un disque d’une heure vingt.

 DISPONIBLE EN LIBRAIRIES !

– Librairie Notre-Dame de France 21 rue Monge 75005 Paris. Ouverte de 15h à 19h. les lundi et de 10h.30 à 19h. du mardi au samedi

– Librairie 38 rue Belgrand Paris XX ème

– Office du tourisme de Cluny, Saône et Loire

www.herodote.net

Toute l’histoire de France en 1h.20 en récit et chansons originales de Fabrice Eulry L'histoire de france en chantant 

Et bien entendu sur le site 

http://www.fabriceeulry.com/discographie.html#ld

 

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METHODE DE BOOGIE-WOOGIE

Vous pouviez déjà la commander par courrier mais elle est également téléchargeable !

Ecrit par Fabrice Eulry

Cet ouvrage comprend :

-Une liste de références discographiques.

-Quelques boogie-woogies aisés pour se détendre.

-« Le Parcours » : une partition de 85 pages dont la première moitié est uniquement rythmique, et qui en quelques mois vous permet de maîtriser les bases rythmiques et les mains motifs de main gauche.

  • -Une fois le parcours maîtrisé, des pistes d’improvisation avec des motifs concrets pour la main droite et des pistes à développer.

Voici l’avis de l’un de vous sur cette méthode :

 

… »Je saisis l’occasion qui m’est donnée pour vous réitérer tous mes remerciements concernant votre méthode d’apprentissage du boogie-woogie. Celle-ci constitue un outil de travail exceptionnel, ce d’autant plus qu’il n’existe absolument aucune méthode de travail pour cette musique.

J’en aborde le derniers tiers. A chaque exercice le plaisir de jouer reste intact. Rien de rébarbatif, bien au contraire. Le tout enrobé d’une redoutable efficacité. Permettez moi de reprendre un leitmotiv de Jean-Luc Petitrenaud dans son émission dominicale « Les escapades de Petitrenaud » lorsque ce dernier congratule les chefs qui ont participé à son émission en leur jettant : « Bravo l’artiste ! ». M. Patrice Matarasso.

 Cliquez sur l’image pour la commander

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